A Benachenhou dévoile ses errements d’économiste
Publie par DzInfo le janvier 18th, 2008 dans Opinions No Commentaire
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Par Mâamar BOUDERSA.
La presse écrite du samedi 16 avril, considérée comme la journée nationale du savoir, a rapporté les propos de Abdeletif Benachenhou, le ministre des finances, qu’il a tenus devant l’association internationale des « Lions Clubs » en tant qu’économiste. Selon lui, l’Algérie vend en dollars et achète 70% de ses importations en euro.
Cela ne nécessite aucun commentaire particulier, car c’est une évidence connue de tous, mais pas une nouvelle découverte en économie ou en commerce international. Mais les propos qui ont retenu l’attention est que la hausse du prix de pétrole n’a aucune incidence sur le pouvoir d’achat intérieur, car le dollar a été déprécié de 30% par rapport à l’euro.
L’argentier du pays a dévoilé ses errements d’économiste et son charlatanisme académique, car il a le titre de professeur, la sommité du grade de la connaissance reconnu en Algérie. Montrons les errements de notre économiste et professeur en se référant aux règles et méthodes de l’économie et en particulier dans le commerce international qui s’exprime pour les pays par la balance commerciale et la balance des payements.
La balance commerciale est présentée sous la forme d’un tableau qui enregistre d’un côté les exportations ou crédits, car elles constituent des richesses drainées vers l’Algérie du reste du monde et de l’autre côté les importations ou débits, car elles constituent des richesses données au reste du monde. Le bilan est soit un solde positif ou un excédent commercial ou un solde négatif ou un déficit commercial. Schématiquement, le tableau se présente comme suit :
Exportations ou crédits (+) Importations ou débits (-)
En volume
En valeur
Solde
Voici la présentation générale de la balance commerciale qui permet des conclusions préliminaires sur le commerce extérieur d’un pays avec le reste du monde. La conclusion la plus fine est donnée par un autre indice que notre économiste ne connaît pas ou ne veut pas connaître. Il s’agit des termes de l’échange. Il y en a deux : le terme brut et le terme net.
Le terme brut Tb est calculé comme suit :
Indice du volume des exportations
—————————————– multiplié par 100.
Indice du volume des importations
Le calcul de ce rapport nous permet de connaître l’effort de la nation, sa productivité, les coûts de ses produits, sa capacité productive et d’autres indices macro-économiques, car la balance commerciale est le reflet de l’état de santé économique. Dans ce cadre, si le Tb est supérieur à 100, il y a détérioration des termes de l’échange qui oblige une nation à exporter plus en volume ou en quantité pour payer ses importations. Dans le cas précis de l’Algérie mono-exportateur du pétrole et du gaz, limitée dans actions par le quota de pétrole fixé par l’O.P.E.P. ou par les accords bilatéraux fixés par les importateurs de gaz, le champ d’action est quasi fermé. Il ne peut y avoir d’augmentation du volume des exportations. La seule action est concentrée sur le volume des importations. Là, l’action de l’Algérie est limitée seulement par les ressources en devises disponibles. C’est le cas aujourd’hui. Il y a une manne de devises que personne ne sait où elle se trouve et qu’elle est sa profitabilité. Elle aurait pu être utilisée pour augmenter les importations de matière premières et d’équipements pour augmenter les capacités productives gelées des entreprises industrielles et relancer l’investissement. Or, rien n’a été fait de palpable et de concret. Une autre destination aurait été la revalorisation du dinar pour réduire l’inflation de la monnaie qui a fait perdre à tout le monde son pouvoir d’achat suite aux conditions du F.M.I. qui a imposé la répercussion du taux de change « pass through » sur les prix intérieurs. La décision de dévaluation du dinar a été dictée par le F.M.I. et a causé beaucoup de dégâts, dont la déstructuration financière et comptable des entreprises tant publiques que privées et la perte du pouvoir d’achat des ménages qui vivent sous le règne de l’économie de pénurie, où les marchandises sont stockées à cause de la mévente, ce qui constitue un sur-stock, une surproduction, indices de la crise, car il n’y a pas de débouchés solvables. Nous arrêtons là notre commentaire sur le terme brut de l’échange et toutes les portes qu’il a ouvertes pour l’économie nationale qui se trouve l’otage des charlatans en économie et des errements de notre éminent professeur attitré et continuons par le calcul du terme net de l’échange ou Tn qui se calcule comme suit :
Indice des prix d’exportations
————————————-multiplié par 100.
Indice des prix d’importations
Si le Tn est supérieur à 100, il y a amélioration des termes de l’échange, c’est-à-dire que la nation vend plus cher à l’étranger et achète moins cher. Avec la hausse du prix de baril de pétrole, dû aux évènements du Moyen-Orient et les incertitudes qui en découlent, l’économie algérienne a subi la double influence de la stratégie suivie par la Maison Blanche, l’influence militaire qui a fait grimper le baril du prix de pétrole et l’influence du coût de cette même guerre et son financement par la dévaluation du dollar pour compenser les déficits américains tant intérieurs qu’extérieurs.
L’observateur de l’évolution de l’économie mondiale constate facilement que les taux d’inflation des produits importés par l’Algérie ajoutés à la dévalorisation du dollar n’égalent pas le taux de la hausse du prix de baril du pétrole. Les statistiques internationales du F.M.I., de la Banque mondiale et de l’O.C.D.E. sont la preuve disponible pour confirmer ou infirmer ce que nous avançons, à savoir qu’il y a une amélioration du terme net de l’échange qui s’est soldé par un excédent de la balance commerciale observé depuis quelques années.
Cette réalité ne peut échapper à notre professeur qui aurait du appliquer une autre méthode, celle de l’intervention sur le marché domestique des changes entre les mains de l’économie informelle qui est plus puissante que le ministère des finances et la Banque centrale réunis. Cette intervention aurait pu réduire les effets induits de la dévalorisation du dollar. Malheureusement, notre économiste n’aborde pas les causes et se limite aux effets que n’importe quel Algérien, même illettré et analphabète peut constater. Mieux encore, il nie toute influence de la hausse du prix de baril de pétrole sur le pouvoir d’achat en Algérie. D’où provient le solde positif de la balance commercial ? D’où provient l’augmentation des réserves de change ? C’est le résultat direct de la hausse du prix de baril de pétrole et non celui d’une quelconque politique économique mise en œuvre, comme nous pouvons le déduire du schéma de la balance des payements ci-après.
Crédits Débits
Compte courant Exports+transferts du reste
du monde
Imports+transferts vers le
reste du monde y compris le
le service de la dette extérieure
Compte capital IDE+flux de capitaux à long+ ut et court termes y compris les
crédits de rééchelonnement +
les prêts étrangers
IDE+flux de capitaux à long+
court termes
Compte des
réserves
réserves nettes de change
Le tableau ci-après nous donne trois comptes intimement liés. Il y a d’abord le compte courant qui détermine la valeur du taux de change. Il s’élève quand elle dégage un excédent et s’abaisse dans le cas d’un déficit. En Algérie, ce compte dégage des excédents et malheureusement le taux de change du dinar continue à se détériorer. Il n’est pas régi par la loi de l’offre et demande des devises et par le montant des réserves de changes, mais la valeur du dinar est encore fixée administrativement comme au temps de l’économie « socialiste », dont Benachenhou était un théoricien officiel. C’est un indice qui prouve que l’économie nationale n’a pas connu de transition et les anciennes règles de l’économie administrée sont encore en vigueur, car dans une économie décrétée de marché. Si tel était le cas, le taux de change serait déterminé par l’offre et la demande de devises. Or, il y a une grande offre de devises, sans qu’il y ait une hausse du prix du dinar par rapport aux principales devises induite par l’abondance des réserves de change. Si les mécanismes de l’économie de marché avaient joué, le dinar serait réévalué, ce qui induirait une variation de son pouvoir d’achat et automatiquement une baisse des prix intérieurs, donc une augmentation du pouvoir d’achat des ménages et une relance de l’investissement, donc de la croissance et du développement. Nous illustrons ces affirmations par les égalités suivantes prises en tant qu’exemples : 1euro= 100 DA. Si le dinar avait été réévalué, nous aurons alors 1 euro= 50 dinars, c’est-à-dire que qu’avec 100 DA, les ménages et les entreprises achètent le double de produits après la réévaluation, ce qui constitue une augmentation du pouvoir d’achat et de la consommation sans augmentation des salaires. Pour les entreprises, les coûts baisseraient aussi suite à la baisse des prix des intrants importés. La même règle s’appliquerait aux coûts des investissements qui baisseraient aussi, situation qui se traduira par une baisse des charges d’amortissements, des droits de douanes, des impôts et taxes, autrement dit par toutes les charges. Cette baisse des charges fiscales et parafiscales réduirait l’évasion et la fuite fiscale, ce qui augmenterait les recettes du Trésor. C’est donc toute la chaîne en panne et grippée qui sera huilée et graissée qui permettra le démarrage effectif de l’économie nationale.
Or notre économiste a omis de se référer aux règles de l’économie pour nous abêtir par ses errements que les calculs économiques sur la base des données réelles peuvent prouver à tout un chacun. Malheureusement, notre économiste en chef est passé à côté en ayant à son actif la création du spécial du Trésor de régulation des recettes d’exportation qui a faussé toute la comptabilité publique et commerciale.
En effet, le calcul des recettes fiscales pétrolières sur la base d’un prix de baril de pétrole arbitraire fait perdre au Trésor des milliards de dinars qui ont été éliminés par un simple trait comptable. A titre d’exemple, le projet de loi de finances pour 2003, a prévu des recettes au titre de la fiscalité pétrolière de l’ordre de 836,06 milliards de dinars sur la base d’un prix de baril de 19 dollars, soit 44 milliards par dollar. Si le prix réel était de 40 dollars, le Trésor public aurait perdu 924 milliards de dinars de recettes, une somme supérieure à celle comptabilisée dans le projet de loi de finances. Tout cela va induire une fausse comptabilité publique qui se manifestera par de fausses recettes et éventuellement de fausses dépenses et au-delà un faux solde budgétaire. Tel sera aussi le cas pour la comptabilité bancaire, où la Banque centrale ne comptabilisera que les recettes à base de 19 dollars, le surplus étant logé dans le compte spécial. De ce fait, la Banque centrale ne peut mettre la somme « retirée » des recettes dans ses comptes et ne peut alimenter le marché de change et les banques commerciales qui vont mettre ces sommes à la disposition des opérateurs commerciaux, qui se trouvent contraints et forcés de recourir au marché informel des changes.
Mieux encore, la Banque centrale ne peut émettre de la monnaie en contre-partie des devises, ce qui fausse le calcul de la quantité de monnaie en circulation, autant que les crédits accordés à l’économie que le calcul du taux d’inflation qui se trouve réduit, par un simple jeu comptable et non par l’offre et la demande, en application de l’équation quantitative de la monnaie, où le prix P est calculé comme suit :
P= M.V/ Q, où M représente la masse monétaire en circulation, V, la vitesse de circulation de la monnaie et Q la quantité de produits disponibles sur le marché domestique. Si le ministre des finances aurait comptabilisé les recettes d’hydrocarbures au prix réel pour les loger à la Banque centrale, nous aurons une plus grande masse monétaire qui induira une hausse des prix, donc une inflation.
Mais par cette méthode, notre économiste attitré peut prétendre et dire que l’inflation a été maîtrisée selon ses calculs sur une fausse base. D’ailleurs, il n’a jamais précisé s’il s’agissait de prix constants ou de prix courants ; méthode qui fausse les résultats si elle ne précise pas la référence et la base des prix. Tous ces éléments ont de l’influence sur les taux de croissance du P.I.B., du chômage, de l’emploi, qui semblent avoir de bonne mine, suite aux fausses méthodes de calcul pour tromper les uns et se donner l’air d’avoir réussi pour les autres, alors que l’échec est leur habitude et leur objectif.
Tous ces éléments réunis nous indiquent la source de l’erreur, à savoir le fait de passer les ignorances manifestes et le charlatanisme pour des connaissances académiques, sachant que le système politique algérien, tel que décrit par feu Kaïd Ahmed en 1971, est celui des cancres qui ne savent qu’applaudir et dire oui, c’est-à-dire un système des beni-oui-oui, propre à l’époque coloniale.
Mais l’Algérie ne fait pas exception à la règle. En 1931 déjà, Keynes, dans son petit ouvrage « essais sur la monnaie et l’économie », fait apparaître l’ignorance des gouvernants en matière économique en ces termes : « La situation actuelle a offert à l’ignorance et à la frivolité des gouvernants toute latitude pour provoquer la ruine dans le domaine économique. On éprouve le sentiment que le niveau général de l’éducation économique et financière des gouvernants et des banquiers est loin de permettre des innovations réalisables ou non dangereuses.»
Cette réalité vécue en Algérie pose le problème crucial du choix des ministres et leurs compétences que Machiavel a bien précisées dans « Le Prince », où il écrit : « Et l’on peut juger de la cervelle d’un seigneur rien qu’à voir les gens dont il s’entoure. Quand ils sont compétents et fidèles, on peut croire à sa sagesse, puisqu’il a su les reconnaître compétents et les maintenir fidèles ; mais s’ils sont le contraire, on peut douter de ce qu’il vaut lui-même, puisque la première erreur qu’il commet réside dans ce choix.» Autrement dit, l’économiste Benachenhou, qui n’appartient à aucun parti politique, a été choisi par le Président de la République qui a fait de lui son conseiller et le ministre des finances à deux reprises pour nous révéler à la fin ses errements économiques qu’il considère comme grandes découvertes, alors qu’il s’agit de simples fantasmes qui contredisent la réalité des faits. Il a, en outre, à son actif la faillite ou la liquidation douteuse de deux banques privées qui ont ruiné les épargnants et les déposants en faisant disparaître des sommes colossales qui ont été placées, sans aucun doute dans des comptes privés à l’étranger, ouverts au nom de quelques membres privilégiés de la Nomenklatura qui ont bénéficié de toutes les aides et soutiens les institutions publiques pour commettre de tels actes que la démocratie algérienne n’arrive pas à élucider, car les pouvoirs parlementaire et judiciaire n’ont aucun contre-pouvoir face au pouvoir exécutif, incarné et concentré entre deux hommes : le président de la république et le chef du gouvernement qui ne représente pas la majorité politique, mais la majorité numérique, dévoilant par là l’inexistence de partis politiques réels avec leurs programmes et leurs divergences et convergences et confirmant le fait que le système du parti unique n’a pas fait sa mue pour se transformer en système démocratique.
En termes historiques et politiques, l’Algérie n’a encore entamé sa période de transition de la dictature à la démocratie qui empêche l’économie de passer du règne des monopoles publics et privés et du gaspillage des ressources rares au règne de l’économie concurrentielle et de l’affection efficace des ressources. Une telle conclusion n’est pas à la portée de notre économiste qui a enlevé le manteau politique celui de ministre pour mettre celui de l’économiste pour mieux exposer ses lacunes intérieures académiques et dévoiler son incompétence extérieure sur le plan politique, car une économie du gaspillage des ressources rares et de rareté ne peut se transformer en une économie de rentabilité et d’efficacité sans que le système politique ne change de règle d’accès et de maintien au pouvoir en continuant à marginaliser et à débiliter les Algériens par des slogans démagogiques et creux, sans influence aucune sur la vie quotidienne des Algériens qui sont pris en otage par le système qui continue à rationaliser l’eau et à décider quand et pour combien de temps, les ménages algériens recevront l’eau dans leurs robinets qui vivent la corrosion et l’oisiveté par manque d’eau. Cette rareté de l’eau n’a pas empêché notre économiste de demander l’augmentation des prix pour compenser les gaspillages, oubliant que l’eau n’est pas un produit ; il n’a pas de prix, mais un tarif, car les prix sont fixés par l’offre et la demande. Or, il n’y a pas d’offre, mais des rations. L’Algérie n’était-elle pas toujours état de guerre avec le maintien de l’état d’urgence, ce qui impose tous les rationnements y compris de l’eau qui n’est pas un produit industriel. Si la valeur de l’eau était soumise à la règle de l’économie de marché, l’Algérien aurait connu l’abondance et la baisse des prix du mètre cube d’eau, grâce à la providence qui a énormément irrigué le territoire national. C’est le contraire que veut notre économiste, l’augmentation du prix de consommation du mètre cube l’eau, oubliant que l’eau appartient à la catégorie de la rente, dont la valeur est déterminée par la pluviométrie et la distance des barrages des lieux de consommation.
Nous terminons cette contribution pour lancer un appel à ceux qui ont les moyens d’agir d’ouvrir un débat public à la télévision et au parlement sur la destinée des recettes du compte spécial et les recettes réelles du Trésor, calculées sur la base du prix réel des hydrocarbures et non du prix arbitraire fixé dans les bureaux, par des experts occultes relayés par les laudateurs phraséologiques de l’économie de marché qui n’ont pas oublié leur méthode préférée celle des prix administrés, même si le marché international en décide autrement et souvent contre leur volonté pour leur prouver leur charlatanisme et leur incompétence. Ce débat doit avoir comme objectif principal de définir les meilleures voies pour sortir l’économie nationale de la léthargie et la mettre sur le rail de la croissance et du développement qui lui permettent d’augmenter ses exportations des produits industriels, de services et agricoles.
Nous sommes prêt à apporter notre contribution fructueuse, loin de tout parti pris, d’arrière pensée politique, avec comme seul but de dégager un consensus national pour commencer réellement la période de transition d’un système politico-économique qui a fait faillite vers un autre système basé sur la démocratie et l’économie des richesses. Le système en faillite continue d’alimenter l’inflation des discours creux et démagogiques qui changent au gré de la conjoncture et des auditoires. Le discours mobilisateur est celui de la concordance entre les paroles et les actes qui s’inscrivent dans une trajectoire connue de tous avec ses buts et ses objectifs auxquels toutes les parties participent à leur définition.
Telle est la proposition de solution globale à la crise nationale qui reste la seule vraie réconciliation nationale qui fera de l’Algérien un citoyen libre de déterminer son avenir en toute liberté tout en participant à l’édification de la nouvelle Algérie. L’amnistie générale est une procédure juridique définie par la constitution et le code de procédure pénale. Elle sert à étouffer la vérité et la justice et bloquer le droit de l’Algérie de passer vers un autre système qu’ils auront défini eux-mêmes et non imposé par la conjoncture et les nouveaux lobbys de la clochardisation généralisée des Algériens,devenus handicapés, car le système bloque l’émancipation de la majorité pour permettre aux anciens et nouveaux prédateurs de s’accaparer indûment et illégalement par la voie de lois d’exception , comme celle relative aux hydrocarbures, des richesses nationales et des crédits extérieurs.
Merci monsieur l’économiste, merci monsieur le marché d’avoir dévoilé les lacunes structurelles de nos gouvernants qui prennent leurs échecs prouvés pour des succès en recourant aux faux calculs et aux méthodes occultes pour transformer sur le papier l’échec permanant en réussite de conjoncture, sans que les âmes bien pensantes y trouvent quelque chose à dire, car elles attendent le moment pour bénéficier des prébendes et des privilèges que peut leur offrir la politique creuse de la réconciliation nationale que ses adeptes n’arrivent ni à définir les protagonistes, ni les acteurs, ni les bénéficiaires, ni les victimes, ni les bourreaux, ni les coûts et dégâts, ni les objectifs avoués et cachés.
La seule réconciliation nationale qui mérite notre attention est celle qui réconciliera l’Algérien avec son pays et son environnement socio-économique et politique. Le dernier rapport du P.N.U.D. sur le développement humain dans le monde arabe montre que l’Algérien ne fait pas confiance au système et ses institutions. Comment regagner la confiance des Algériens ? C’est le nouveau contrat national, solution globale de sortie de crise.
Zighoud Youcef le 16 avril 2005.
Maamar Boudersa, critique économique et politique.

