SCANDALE À LA CAISSE NATIONALE DE MUTUALITÉ AGRICOLE : 7000 milliards détournés


Des entrepreneurs, des responsables de l’administration de l’agriculture et de la Caisse nationale de mutualité agricole ainsi que des centaines de fellahs seraient impliqués dans ce scandale.

Un détournement de 70 milliards de dinars a été constaté au niveau de la Caisse nationale de la mutualité agricole, a affirmé hier le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens.
«Ce pactole a été détourné par un groupe de personnes sous forme de crédits accordés dans le cadre du programme de soutien aux agriculteurs», ajoute Mohamed Alioui qui s’exprimait en marge de l’assemblée élective du bureau de wilaya de l’Unpa, tenue hier à Boumerdès. Une accusation grave. Ainsi le programme de soutien à l’agriculture aurait servi de paravent à une énorme affaire d’escroquerie et de détournement.

Les «beznassia» ont mis à profit les failles des mécanismes d’attribution d’aides financières aux fellahs pour se sucrer.

Ainsi, la principale cause de la faillite de cet outil de leasing et d’accompagnement des paysans s’explique par le détournement des 70 milliards de dinars des caisses de la Cnma, par des personnes morales ou physiques, propriétaires de sociétés écrans ou fictives, «n’ayant aucune relation ni de près ni de loin avec l’agriculture», selon le conférencier. Une pure perte pour le secteur de l’agriculture puisqu’il n’y a aucun moyen de récupérer le moindre centime, selon l’orateur.

«L’argent détourné a servi à autre chose que l’investissement dans la production agricole qui en a tant besoin», a-t-il ajouté. A titre d’exemple, les fellahs de Boumerdès font face à un énorme déficit en fertilisants, notamment les engrais et les semences. Ce n’est pas la première fois que cette Caisse occupe les devants de l’actualité.

En effet, la Gendarmerie nationale a maintes fois diligenté des enquêtes qui auraient conclu qu’«un nombre impressionnant d’exploitations n’existaient en fait que sur papier».

Cette somme phénoménale représente presque la totalité de l’enveloppe financière allouée à la wilaya de Boumerdès dans le cadre du Fnrda. Pour rappel, un détournement de 450 milliards de centimes a été également découvert à la Cnma de Tissemsilt au début de l’année. Tandis que le tribunal relevant de la cour de justice de la wilaya de Tiaret avait condamné, au mois de mai dernier, 13 personnes à des peines de prison ferme dont quatre employés de la Caisse régionale de mutualité agricole de Tiaret pour détournement de 1,3 milliard de centimes en 2007.

Toutefois, Mohamed Alioui, pour apaiser un tant soit peu les choses, a tenu à préciser que les dettes de la Cnma, détenues auprès de 13.000 paysans, s’élèvent à 17 milliards de dinars et d’ajouter que la créance restante actuellement est de l’ordre de 12 Mds de dinars après le remboursement de 5 milliards de dinars.

Aussi, le conférencier n’a pas manqué de fustiger les auteurs des tentatives de création d’une organisation parallèle.

Dans la foulée, l’orateur a estimé que dans le but de préserver le pouvoir d’achat «une nouvelle forme d’organisation des agriculteurs en partenariat avec les commerçants s’impose» pour casser les monopoles et la spéculation.

Et Mohamed Alioui de conclure que «dans ce contexte d’anarchie caractérisant les marchés des fruits et légumes, on voit mal comment accéder dans ces conditions défavorables à l’OMC».

Mohamed BOUFATAH

http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/4090/scandale-a-la-caisse-nationale-de-mutualite-agricole-7000-milliards-detournes/

Le 5ème Congrès Mondial Amazigh aura lieu à Meknès au Maroc


Après l’interdiction par les autorités algériennes du cinquième congrès du CMA qui devait se dérouler du 25 au 27 juillet 2008 en Kabylie, plusieurs associations membres du CMA au Maroc, ont présenté leurs candidatures pour organiser ce grand rendez-vous amazigh international. Tamunt N Iffus et Tamaynut ont proposé d’accueillir le congrès à Agadir, Imal à Marrakech, Asidd à Meknes et Touiza à Tanger.

Après avoir longuement étudié chacun des dossiers qui étaient tous d’une grande qualité, le bureau du CMA a finalement porté son choix sur la ville de Meknes pour abriter le 5° congrès du CMA, du 31 octobre au 2 novembre 2008.

Le bureau du CMA félicite l’association Asidd de Meknes et tient à remercier très vivement les associations Tamunt N Iffus, Tamaynut, Imal et Touiza, pour s’être portées candidates à l’organisation de ces 5èmes assises du Congrès Mondial Amazigh.

Le Bureau du CMA informe que le comité local d’organisation du congrès de Meknes sera coordonné par l’association Asidd et invite, dans un esprit de collaboration et de solidarité, les associations Tamunt N Iffus, Tamaynut, Imal et Touiza à faire partie de ce comité.

En perspective de ces prochaines assises du CMA, les associations amazighes des pays de Tamazgha et de la diaspora sont invitées à mettre à jour leur situation vis-à-vis des statuts et du règlement intérieur du CMA et à procéder à la désignation de leurs délégués au congrès.

Toutes les informations techniques et pratiques pour participer au 5° congrès du CMA seront publiées prochainement.

Paris, le 31/08/2008
P/le bureau du CMA | Belkacem Lounes, Président

http://www.amazighnews.net/20080904232/Le-Congres-Mondial-Amazigh-aura-lieu-a-Meknes.html

Miracle financier à Alger ?


Par Abed Charef. La crise qui ébranle le système financier mondial ne touche que modérément l’Algérie. Faut-il pour autant s’en féliciter? Rien n’est moins sûr, au vu de ce que cela peut signifier pour le pays.

C’est un véritable «tsunami» qui menace la finance internationale. Les entreprises concernées sont des géants de la finance, les sommes en jeu sont colossales et les mesures prises sont à la mesure de l’enjeu: elles ne tiennent plus compte des préjugés politiques et idéologiques. Ainsi, les gouvernements prennent des mesures contraires à leurs choix politiques. Des exécutifs de droite sont amenés à nationaliser des banques pour éviter la banqueroute, alors que des équipes de gauche soutiennent des banques privées, pour ne pas sombrer avec leur économie.

Cette déferlante n’aura, pourtant, qu’un impact modéré sur l’Algérie. Les effets de la crise se feront sentir essentiellement sous deux aspects. En premier lieu, évidemment, sur le prix du pétrole.

La crise risque, en effet, d’avoir un effet durable sur le prix de ce produit qui constitue la quasi-totalité des recettes du pays en devises. La récession, déjà en place, a déjà fait perdre au pétrole plus de 50 dollars, soit plus de la moitié de son prix actuel.

Dans les années qui viennent, une récession durable aux Etats-Unis entraînerait l’ensemble de l’économie mondiale vers le bas. Les pays émergents ne pourront compenser la dégringolade américaine, d’autant plus qu’eux-mêmes en subiront, de plein fouet, les effets, car une Amérique en crise ne peut maintenir le flux des importations en provenance de la Chine, par exemple, ce qui risque de porter un sérieux coup à la croissance chinoise.

Qui dit récession, dit baisse de la consommation d’énergie, avec un recul ou, au mieux, une stagnation des prix du pétrole.

A cette menace, s’ajoute une autre, liée à la valeur du dollar: que vaudra la monnaie américaine si le monde s’installe dans une récession durable? On a déjà vu le dollar perdre le tiers de sa valeur, en quelques mois, dans des conditions normales.

En période de crise, le rythme peut s’accélérer, particulièrement si les autorités américaines font le choix d’un dollar faible, pour relancer leur propre économie. Et même si le pire n’est pas forcément à venir, il n’empêche qu’il s’agit d’un scénario à ne pas écarter: avec un euro à deux dollars, conjugué à un pétrole entre soixante et soixante-dix dollars, l’Algérie aura à peine de quoi payer ses importations.

L’Algérie fait ainsi face à deux facteurs: prix du pétrole et cours du dollar, sur lesquels elle n’a, absolument, aucune prise. Elle est condamnée à subir et à se contenter d’atténuer les effets de la crise. La marge est très réduite, parfois nulle. D’autant plus que le pays, contrairement à ce qu’affirment les officiels, ne sait ni imaginer des solutions, ni les mettre en place.

Pour l’heure, les dirigeants algériens affirment qu’ils ont mené deux actions parallèles, qui auraient évité à l’Algérie de sombrer dans la crise. La première concerne le remboursement par anticipation de la dette extérieure. Ce n’est pourtant pas un exploit. C’est même le minimum que puisse faire un gouvernement endetté, disposant de beaucoup d’argent, et incapable d’investir. La seconde mesure concerne le placement des surplus financiers en bons du trésor américains et dans d’autres banques centrales. C’est une solution peu rentable, mais qui a l’avantage d’offrir des garanties solides. Et contrairement à certaines idées répandues, en période de crise, le placement en bons de trésor américains est l’un des plus recommandés, car la garantie de l’Etat américain reste la plus sûre.

Ce choix repose sur un postulat: l’Algérie est définitivement incapable de faire fructifier son argent. Ce qui semble être le cas. Il ne reste, dès lors, plus qu’à trouver la meilleure formule, non pour rentabiliser ces réserves en devises, mais pour ne pas les dilapider. Dans ce cas de figure, le gouvernement a raison de recourir aux bons du trésor américains, qui offrent de solides garanties, malgré leur rentabilité faible, voire négative.

De là, utiliser la crise pour justifier la méfiance envers l’idée de créer un fonds souverain, il y a un pas que M. Karim Djoudi a trop rapidement franchi. En effet, le ministre a affirmé que la crise actuelle constitue une preuve à postériori que les fonds souverains comportent trop de risques. Dans son raisonnement, le ministre des Finances se base sur trois postulats. Il prend la situation actuelle de crise comme repère. Or, les fonds souverains doivent s’installer dans la durée. Même s’ils perdent de l’argent dans un créneau, à un moment de crise, leurs pertes sont largement compensées grâce à ce qu’ils gagneraient ailleurs. En outre, le ministre des Finances suppose qu’un fonds souverain algérien aurait investi toutes les réserves du pays en devises dans des entreprises non viables. Or, l’idée même de fonds souverain procède d’une logique inverse: gagner de l’argent en minimisant les risques, et non jouer au poker en misant toutes les réserves sur un seul créneau. Il s’agit donc de diversifier les investissements, en diversifiant les secteurs d’activités et les pays d’accueil, de multiplier les placements à petites doses, et de n’utiliser que les excédents qui ne sont pas susceptibles d’être investis.

En fait, M. Djoudi justifie l’immobilisme algérien face à la crise. Ce qui est de bonne guerre. A sa décharge, il faut tout de même souligner que la situation le dépasse en fait, le système algérien étant totalement incapable de créer, de gérer et de rentabiliser un fonds souverain. Sans oublier que personne ne possède, en Algérie, la légitimité nécessaire pour prendre des risques ou, au moins, innover.

Mais on peut imaginer le cas inverse: c’est le moment ou jamais de faire d’excellentes affaires, d’acheter pour une bouchée de pain des banques prestigieuses qui se trouvent en difficulté. BNP Paribas vient de mettre près de quinze milliards d’euros pour racheter Fortis, alors que de grandes banques américaines ont été rachetées pour un dixième de leur valeur. C’est le moment de faire les courses. Les réserves de change de l’Algérie lui permettraient d’acquérir des entreprises qui rapporteraient autant que les hydrocarbures. Mais l’Algérie est hors jeu. Elle ne peut le faire. Elle s’est condamnée depuis longtemps à l’inaction.

Et si la crise a, aujourd’ hui, peu d’impact sur l’Algérie, cela n’est pas dû à des initiatives du gouvernement, mais précisément au manque d’initiatives. L’Algérie sortira indemne de la crise parce qu’elle est déconnectée du monde. Son économie est hors temps.

Lundi soir, pendant que les bourses mondiales plongeaient, celle d’Alger affichait une sérénité extraordinaire: aucune variation sur l’ensemble des valeurs proposées. Signe de force? Non, de déconnexion totale. Car dans le monde d’aujourd’hui, il est préférable de subir la crise plutôt que d’être out. Ce n’est pas du masochisme. Subir les effets de la crise, cela suppose qu’on est un acteur de l’économie mondiale, qu’on est en plein dans la mondialisation. La Corée du Sud a subi une grave crise en 1997. Cela ne l’a pas empêchée de rebondir et de devenir un acteur central de la nouvelle donne économique. C’est la preuve que c’est un pays qui avance, qui acquiert de la maturité et de l’expérience, et qui a fait une partie du chemin. Quand à l’Algérie, elle n’a pas encore démarré.

La sagesse populaire partage les commerçants en trois catégories: ceux qui vont au marché pour faire des affaires et gagnent de l’argent, ceux qui vont au marché et perdent de l’argent, et enfin, ceux qui ne sont pas, du tout, allés au marché. L’argent n’est pas touché par la crise parce qu’elle n’est pas allée au marché.

Abed Charef
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5110175

Synthèse dz-live.com

Youcef Zirem sur Beur TV



envoyé par mamid1706

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« Nos placements en obligations du Trésor américain se font à perte »


Mourad Benachenhou, ancien ministre de l’économie.

Le débat sur la crise financière internationale et l’impact qu’elle pourrait avoir sur l’Algérie continue de susciter la réaction des experts. Dans une contribution publiée hier dans Le Quotidien d’Oran, Mourad Benachenhou, économiste et ancien ministre de l’Economie, analyse cette crise et s’interroge sur les conséquences qui peuvent en être attendues sur l’économie algérienne.

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Algérie: 250 personnes intoxiquées par des viennoiseries


ALGER - Plus de 250 personnes victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé des viennoiseries contenant de la gelée avariée, ont été hospitalisées à Médéa (90 km au sud-ouest d’Alger), a indiqué dimanche la direction de la Santé et de la population (DSP).

Une enquête a permis d’identifier le commerçant ayant vendu ces viennoiseries ou autres pâtisseries et de fermer le magasin, a précisé l’agence algérienne APS.

Les analyses effectuées par le laboratoire de la DSP sur un échantillon des produits incriminés, ont montré la présence de gelée avariée dans la garniture des produits.

Les deux-tiers des victimes ont pu quitter l’hôpital après un traitement, mais une dizaine d’entre elles ont été orientées vers des services spécialisés pour des soins plus approfondis.

(©AFP / 28 septembre 2008 18h58)

Affaire Mecili : l’étrange coup de fil entre Alger et Rachida Dati


Ce vendredi, la Cour d’appel de Paris doit statuer sur le sort d’un diplomate algérien soupçonné d’être le commanditaire de l’assassinat de l’opposant algérien Ali Mecili en 1987. L’Elysée et la Chancellerie, bombardée de coups de fil des autorités algériennes, suivent de très près le dossier…

Le 7 avril 1987, l’opposant politique algérien Ali Mecili est abattu de trois balles dans le hall de son immeuble parisien du boulevard Saint-Michel. Après dix ans de soubresauts divers et variés (cf. encadré), le dossier rebondit brutalement cet été. Et de quelle façon !

Vingt et un ans plus tard, le 14 août 2008, le responsable du protocole du ministère algérien des Affaires étrangères, Mohamed Ziane Hasseni est interpellé à l’aéroport de Marseille-Marignane, en provenance d’Alger (pour voir sa trombine, regardez ce reportage de France 3 diffusé le 8 septembre dernier). Soupçonné d’être le commanditaire de l’exécution d’Ali Mecili, il est mis en examen pour « complicité d’assassinat » et mis en liberté sous contrôle judiciaire. Un courrier de l’ambassadeur d’Algérie en France où ce dernier se porte garant de la représentation en justice du diplomate aurait pesé.

A l’origine des mésaventures de Mohamed Ziane Hasseni avec la justice française : un mandat d’arrêt émis en décembre 2007 par le juge Baudouin Thouvenot, en charge de l’affaire, contre un certain capitaine Hassani (cf. encadré) pouvant également répondre à l’identité de Mohamed Ziane Hassani ou Hasseni. Le diplomate interpellé le 14 août affirme, lui, ne pas être la personne recherchée et se dit victime d’une homonymie. Mais, comme l’a révélé France Inter le 24 septembre, lors de son audition le 1er septembre 2008 par le juge Thouvenot, le diplomate a « refusé de détailler son curriculum vitae et, surtout, de se soumettre à un test ADN et à une expertise graphologique ».

Le ministre algérien de l’Intérieur téléphone à Rachida Dati

Si l’affaire est éminemment sensible — c’est tout de même le chef du protocole des Affaires étrangères algériennes qui vient d’être interpellé — il n’en reste pas moins que, le week-end du 15 août, toute la France est en vacances… Mais côté algérien, on s’agite sec. Bakchich est en mesure de révéler que le ministre de l’Intérieur, Yazid Zehrouni, a téléphoné à sa consoeur française de la Justice, Rachida Dati. « Il lui a simplement signalé que le chef du protocole du ministère des Affaires étrangères de son pays avait été interpellé en France » affirme Guillaume Didier, porte-parole de la Place Vendôme. « Et puis Rachida Dati et Yazid Zerhouni se connaissent depuis le voyage officiel de Nicolas Sarkozy en Algérie à la fin 2007. Ils ont des contacts réguliers sur l’affaire Scharbook, du nom d’une petite fille qui est gardée en Algérie par sa grand-mère maternelle alors que la justice algérienne a accordé la garde au père, français. La ministre a laissé pour consigne que, lorsque M. Zehrouni téléphone à son cabinet, on le mette en contact avec elle » poursuit le porte-parole.

Peu après cette conversation interministérielle franco-algérienne, la Place Vendôme confirme également que Rachida Dati a eu un contact téléphonique avec l’un des avocats du diplomate, maître Khaled Lasbeur. « Nous ne le connaissions pas. Il a appelé le conseiller de permanence du ministère pour demander où se trouvait son client et a pu parler à Mme. Dati. Elle l’a informé que son client avait été incarcéré à Aix et était en cours de transfert sur Paris. Elle lui a indiqué que le plus simple était de se tourner vers les autorités consulaires algériennes » continue Guillaume Didier. Maître Lasbeur a, lui, fermement refusé de s’exprimer sur son contact avec Rachida Dati : « je vous interdit de publier quoi que ce soit sur le sujet » a-t-il éructé à Bakchich avant de préciser qu’il n’accordait pas d’interviews pour le moment.

Une chose est sûre, Mohamed Ziane Hasseni ne s’est évidemment pas perdu dans les méandres de la Justice. Selon le Canard Enchaîné du 10 septembre, la prison d’Aix a reçu un étrange appel du ministère de la Justice dans la nuit du 14 août. « Sur ordre de l’Elysée, il faut immédiatement ouvrir au consul d’Algérie » qui veut rendre visite au diplomate embastillé. Or, les visites nocturnes sont interdites quel que soit le pedigree du détenu. Du coup, l’affaire est remontée « jusqu’au directeur de l’administration pénitentiaire, Claude d’Harcourt. Et ça coince. Intraitable, l’ancien préfet oppose à cette intrusion incongrue un farouche et courageux véto. Qu’importe. Sur réquisition du procureur général, pour « ne pas différer l’exercice de la protection consulaire », avant l’aube, on ouvre les portes de la taule ».

Le Parquet sera-t-il tolérant avec nos amis algériens ?

Très en forme, la diplomatie algérienne se remanifeste de nouveau auprès des autorités françaises aussitôt Mohamed Ziane Hasseni transféré dans la capitale. C’est le consul adjoint d’Algérie à Paris qui s’y colle et insiste lourdement pour assister à la petite réunion entre le diplomate, son avocat, le procureur et le juge des libertés et de la détention (JLD). Sauf que cette fois pas la peine de passer en force. La loi prévoit en effet que ce type de réunion qui se tient habituellement à huis clos peut être déclarée publique. Ce qui fût bien sûr fait mais demeure tout à fait exceptionnel.

Reste maintenant à savoir quel sort la justice française réserve à Mohamed Ziane Hasseni. Le diplomate sera fixé ce vendredi 26 septembre en début d’après-midi puisque la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris siège pour examiner la levée ou non de sa mise en examen. Les réquisitions du Parquet ne devraient pas être franchement défavorables à nos amis algériens…

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L’affaire Mecili pour les nuls

7 avril 1987 : assassinat à Paris de l’avocat franco-algérien et opposant politique au régime d’Alger Ali Mecili.

Juin 1987 : le tueur présumé, Abdelmalek Amellou, est arrêté par la police française mais expulsé en « urgence absolue » vers l’Algérie par Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, qui n’attendra pas la fin de sa garde-à-vue.

2001-2003 : deux officiers dissidents algériens se mettent à table. Mohamed Samraoui, ancien lieutenant-colonel des services secrets algériens, affirme avoir vu à l’été 1987 le capitaine Rachid Hassani remettre de l’argent en liquide au tueur présumé Amellou. Hichem Aboud, ancien chef de cabinet de la Sécurité militaire, explique au Nouvel Observateur que c’est la présidence algérienne qui a ordonné l’exécution de Mecili et confirme le rôle du capitaine Hassani.

7 décembre 2007 : Le juge Thouvenot lance des mandats d’arrêt internationaux contre Abdelmalek Amellou et le capitaine Hassani.

14 août 2008 : Un diplomate algérien du nom de Mohamed Ziane Hasseni est arrêté à l’aéroport de Marseille-Marignane. Il est mis en examen pour « complicité d’assassinat » et placé sous contrôle judiciaire. La justice le soupçonne d’être le commanditaire de l’assassinat de Mecili.

1er septembre 2008 : selon France Inter, lors de son audition par le juge Thouvenot, Mohamed Ziane Hasseni refuse de détailler son CV et de se soumettre à un test ADN ainsi qu’à une expertise graphologique.

8 septembre 2008 : le lieutenant-colonel Samraoui affirme à France 3 qui a filmé le diplomate algérien interpellé le 14 août que c’est bien l’homme qui a remis de l’argent au tueur présumé Amellou.

http://www.bakchich.info/article5174.html
France-Algérie / vendredi 26 septembre par Catherine Graciet

L’économie algérienne otage des hydrocarbures


u moment où l’économie semble reprendre ses lettres de noblesse et avoir les faveurs du pouvoir, il m’a semblé utile de proposer à mes compatriotes une analyse en quelques volets des idées politiques et des faits économiques de l’Algérie depuis l’indépendance. Cette analyse montre les différentes contradictions de ce que nous devrions douloureusement appeler notre mal développement, notamment économique et ce, à compter de la période d’industrialisation dite « industries industrialisantes » qui a abouti à un capitalisme d’Etat aux lieu et place de ce qui a été appelé socialisme spécifique et à un endettement excessif de l’Algérie, à une austérité imposée par les régimes successifs et par les institutions financières internationales, un affairisme d’Etat résultant du libéralisme débridé des tenants de l’après-pétrole qui a abouti au rééchelonnement, voire à asseoir des intérêts de ce qui a été désigné par feu Mohamed Boudiaf sous le vocable de mafia politico-financière.

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En Algérie, le système rentier dévalorise le savoir


1.-Le triste constat en Algérie, établi tant par les  organismes internationaux  que les experts nationaux, est que le blocage est d’ordre systémique  et que des actions conjoncturelles techniques, si louables soient-elles, produisent souvent des effets pervers aggravants. Les spécialistes en sciences politiques, à partir du théorème 20/80%, connaissent cette situation.


En effet, 20% d’actions bien ciblées  ont un effet positif sur la société dans son ensemble, pour environ 80%. Mais 80% d’actions désordonnées, que l’on voile  par de l’activisme, ont un impact  seulement de 20%, avec des dépenses improductives et un gaspillage croissant  des ressources rares, à la fois humaines et financières.

Pour preuve, le taux de croissance global a été de 1,6% en 2006, 2,5% en 2007, ne dépasse pas 3% en 2008 malgré des dépenses monétaires sans précédent (plus de 200 milliards de dollars du programme de soutien à la relance économique 2004/2009, avec 20% de surcoût environ, soit 40 milliards de dollars). Le taux de croissance officiel hors  hydrocarbures, de 6%, devant être corrigé pour plus d’objectivité, celui relevant des entreprises créatrices de richesses, selon mes calculs, étant d’ environ de 1% et  5% relèvent du batiment-travaux-publics hydrauliques (BTPH)–agriculture, eux mêmes tirés par la rente des hydrocarbures. Les exportations hors hydrocarbures, négligeables, sont environ de 2% du total des recettes en devises.

2.- Ainsi, logiquement avec cette baisse du taux de croissance, le taux de chômage s’accroît. Et il existe une grave anomalie,  que les observateurs  n’ont pas relevée, des données livrées par le ministre du Travail lors de son audition en ce mois de  septembre 2008 par le président de la République. Ce dernier, reprenant les données de l’Organisme national de la statistique a affirmé, à maintes reprises, que le flux de demandes annuel d’emploi est d’environ 500 000 emplois/an, donnée reprise par les différents conseils de gouvernement courant 2007 et diffusée par l’APS, minimisant d’ailleurs la demande féminine. Comment peut-on biaiser les données et affirmer, aujourd’hui, que la demande en 2008 a régressé et n’est que de 350 000/an ? Or, le même ministre annonce, à la sortie de l’audience, qu’au cours de ces quatre dernières années (2004/2008), il a été créé  400 000 emplois, incluant les emplois temporaires, dont une grande fraction, d’ailleurs, pour des durées ne dépassant pas  3/6 mois.
Et on affirme, dans ce même communiqué, paradoxalement que le taux de chômage a baissé. Comment est-ce possible ? avec ce flux annuel additionnel  de 100 000 chômeurs supplémentaires (donc 400 000 entre 2004/2008) qui s’ajoutent  au stock  du chômage, déjà élevé, en 2003. Comme nous assistons à un retour de l’inflation,  qui a été de 4,5% en 2007 et sera certainement supérieure à 5%, en 2008. A titre de rappel, pour les organismes internationaux le taux de chômage serait supérieur à 20% et l’inflation supérieure à 10%. Le  blocage de l’investissement, source de création de valeur ajoutée et de création d’emplois productifs se situe dans la mauvaise gouvernance, la faiblesse de l’Etat de droit à ne pas confondre avec la démocratie qui est le but suprême, le manque de visibilité de la politique économique et sociale amplifiés par le terrorisme bureaucratique dont la sphère informelle contrôlant 40% de la masse monétaire en circulation en est la conséquence. Deuxièmement, la léthargie du système financier lieu de distribution de la rente. Troisièmement, l’inexistence d’un marché du foncier, la dévalorisation du savoir avec une exode massif des compétences, la prédominance des emplois rentes, avec une nette concentration du revenu au profit d’une minorité rentière et une détérioration du pouvoir d’achat de la majorité, malgré des transferts colossaux (plus de 10 milliards de dollars  entre 2007/2008), permettant une paix sociale fictive, car mal gérés et mal ciblés. Cela est confirmé par le dernier rapport de la Banque mondiale (10 septembre 2008) où l’Algérie pour le climat des affaires dégringole de la 116e place en 2005, 125e en 2006, 130e en 2007 et 132e en 2008 et l’accélération de la corruption selon le communiqué de la section algérienne de Transparency Intenrnational en date du 23 septembre 2008. L’Algérie pour 2008 a une très mauvaise note (3,2 sur 10) est à la 92e place sur 180 pays (rappelons qu’en 2007 : 3 sur 10, et la 99e place. En 2006 : 3,1 sur 10 et 84e place (sur 163 pays) ; en 2005: 2,8 et 97e place (sur 159 pays) ; en 2004: 2,7 et 97e place146 pays ; en 2003: 2,6 et 88e place sur 133 pays, et un très mauvais classement, en 10e position sur 18 pays arabes classés, après la Tunisie et le Maroc qui obtiennent de meilleurs scores (respectivement 4,4 et 3,4), le Qatar étant en tête de sous classement régional, avec une note de 6,5.

3.- En résumé, après le triplement des salaires de nos députés, qui a provoqué  une réprobation à l’échelle nationale facteur de démobilisation : 25 fois le SMIG, 5 fois le salaire d’un professeur d’université ( qui est déjà à un 1/3 de son homologue marocain et tunisien ), 10 fois le salaire d’un professeur de CEM/lycée, comment dès lorspeut–on dire que c’est le travail qui récompense l’effort et parler du primat de la connaissance ? Au moment où le classement pour 2007 au niveau international de nos universités (institut de Schangai) a été de 6995e sur 7000 soit les cinq derniers de la classe et le classement du système éducatif  n’est guère plus brillant. La responsabilité en incombe au système rentier qui dévalorise le savoir car les compétences existent. Et avant de vouloir, par démagogie, car ils ne viendront pas, car étant attentifs  au sort de leurs collègues restés au pays, vouloir attirer les compétences extérieures, il y a lieu de retenir le peu qui existent localement.

Le bilan et les propositions sur la connaissance et la valorisation du savoir ont été déjà fait dans d’autres séminaires  et rencontres nationales et internationales,   dont je dispose quatre dossiers volumineux élaborés entre 1998/2006,(plus de 2000 pages de quoi alimenter des centaines d’articles) toujours d’une brûlante actualité. Les propositions ont été remises à chaque fois aux différents chefs de gouvernement algériens, articulées sur l’idée centrale que le défi du XXIe,  à l’heure  de la  mondialisation reposent sur quatre vecteurs fondamentaux: la bonne gouvernance, la réhabilitation de l’entreprise dans un environnement concurrentiel, la valorisation du  savoir, le rôle de l’Etat régulateur dans la cohésion sociale.

L’objectif, donc, n’est pas de  faire des séminaires avec des dépenses inutiles et des pertes de temps, mais de passer aux actions, mobiliser la population afin d’éviter le divorce Etat/citoyens pour enclencher un développement durable fondé sur le savoir.

Docteur Abderrahmane Mebtoul, expert International

http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=68933&idc=125&date_insert=20080925

25 09 2008

Corruption: l’Algérie classée à la 92ème place


Après avoir reculé de 15 places (98ème) dans le rapport sur l’Indice de la perception de la corruption (IPC) établi il y a une année par l’ONG Transparency International alors qu’elle était au 84ème rang mondial sur 163 pays en 2006, l’Algérie, dans le rapport publié hier à Berlin, a gagné 7 places (92ème place) sur 180 pays avec un indice arrêté à 3,2 contre 3 une année avant.

L’Indice de Perception de la Corruption évalue la perception du niveau de corruption affectant les administrations publiques et la classe politique.

C’est un indice composite fondé sur différents sondages et enquêtes réalisés par des organismes indépendants et a couvert cette année le même nombre de pays et de territoires qu’en 2007 à savoir 180.

Se basant sur les résultats de 14 enquêtes et sondages menés par des organismes auprès d’hommes d’affaires et de spécialistes, le classement des pays s’établit sur une échelle de 0 (haut degré de corruption perçu) à 10 (faible degré de corruption perçu).

Cette année encore, on retrouve un habitué des trois marches du podium à savoir le Danemark qui a obtenu l’indice 9,3 contre 9,4 en 2007 et ce, à côté de la Suède et la Nouvelle-Zélande qui sont classées au même indice.

Au bas de l’échelle, on retrouve 4 Etats en guerre en l’occurrence l’Irak, la Somalie, la Birmanie et Haïti. Dans cette hiérarchie, on retrouve comme outsider un pays émergent comme Singapour qui a enregistré un IPC de 9,2. Le premier pays arabe à se placer dans ce classement n’est autre que Qatar qui vient en 28ème position avec un indice au dessus de la moyenne estimé à 6,5 alors qu’il était toujours le pays arabe le plus « propre » en 2007 en se classant à la 32ème enseigne.

A l’échelle du Maghreb, si la Tunisie est restée à la 62ème place avec un IPC de 4,4, le Maroc a reculé du 72ème au 80ème rang avec un indice de 3,5. Au plan africain, la palme revient au Botswana et le dernier de la classe n’est autre que la Somalie.

Commentant ce rapport, la présidente de l’ONG, Huguette Labelle, a indiqué lors d’une conférence de presse que «dans les pays les plus pauvres, la corruption peut être une question de vie ou de mort, par exemple quand de l’argent pour des hôpitaux ou de l’eau potable est en jeu».

La présidente de TI a également déclaré que ce phénomène n’épargne pas les démocraties occidentales développées. Ainsi, la superpuissance américaine n’arrive qu’en 18ème position avec un indice de 7,3 cohabitant avec le Japon. Ils sont devancés par l’Allemagne qui, avec un indice de 7,9, vient en 14ème position. La France, quant à elle, est classée à la 23ème enseigne avec un indice de 6,9.

Quant à Israël, il occupe la 33ème position au moment où le géant économique chinois est classé 72ème. Dans son rapport, TI ne s’est pas limité à classer les 180 pays du monde, mais d’analyser les résultats techniques.

Ainsi, il ressort que les pays pauvres sont souvent pénalisés par une justice corrompue et un système parlementaire inefficace. Les pays aisés souffrent, quant à eux, d’une régulation insuffisante du secteur privé et d’un manque de contrôle des institutions et des transactions financières, selon TI.

«Lutter contre la corruption nécessite un contrôle fort via des parlements, des forces d’exécution de la loi, des médias indépendants et une société civile dynamique», selon Mme Labelle.

«Lorsque ces institutions sont faibles, la spirale de la corruption échappe à tout contrôle avec d’horribles conséquences pour le peuple, et plus généralement pour la justice et le respect de l’égalité», a encore relevé la présidente de TI qui illustre son approche par l’exemple des pays pauvres où la corruption menace la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) que se sont fixés les Nations unies d’ici 2015, car elle risque d’alourdir la facture de 35 milliards d’euros, selon des calculs TI.

A titre d’exemple, l’Union africaine estime que la corruption coûte 148 milliards de dollars au continent chaque année, ce qui correspond aux PIB cumulés du Kenya, de la Tanzanie et du Cameroun.

Pour rappel, Transparency International publie depuis 1995 un indice de perceptions de la corruption (CPD) classant 180 pays selon l’analyse d’un groupe international d’hommes d’affaires, d’experts et d’universitaires.

D’apres Le quotidien d’oran. Par Salah C. Le 24 Septembre 2008.


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