APRÈS LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION, CHADLI S’EXPRIME


«Je voulais instaurer un système parlementaire»

Peu porté sur l’expression publique, depuis sa retraite politique, l’ancien président de la République, Chadli Bendjedid, sonna, jeudi, à El-Taref, une brusque rupture avec son légendaire silence. Ce qu’il affirma comme préférence pour le système parlementaire, le seul à même d’asseoir la souveraineté nationale se lit, opportunément et à juste tire, comme une dénonciation du coup de force constitutionnel perpétré le 12 novembre dernier.

Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Qu’il ait souvent répondu présent aux cérémonies organisées à l’occasion du 1er Novembre et, à chaque fois, filmé en gros plan échangeant un brin d’amabilités avec le président Bouteflika, ne fait donc pas forcément de lui un adepte du pouvoir actuel. Cette disponibilité procéderait de la courtoisie. «Pendant 12 ans, j’ai exercé le pouvoir. Je suis arrivé à la conviction que le système n’est plus valable et qu’il faut le changer pour ouvrir les portes à la jeunesse, et ce, pour qu’elle prenne les rênes du pouvoir et prenne son destin en main.

Et non par la grâce de la légitimité historique. Je voulais instaurer un système parlementaire pour le retour à la souveraineté nationale et le rétablissement de la confiance entre gouvernés et gouvernants. Je dois dire le vérité devant vous pour les générations futures», a-t-il lâché, comme se soulageant d’un aveu trop longtemps comprimé, lors du colloque organisé à El-Taref sur la vie militante du colonel de l’ALN, Amara Laskri. Pris dans le contexte actuel, l’aveu du président Chadli se comprend comme une nette démarcation de ce que le président de la République en exercice a tissé comme linceul au principe de l’alternance au pouvoir. Il a affirmé à la fois sa préférence pour un système parlementaire et sa répugnance de la convocation de la légitimité historique pour l’accès et le maintien au pouvoir. Voilà une franche et assumée contradiction assénée au président Bouteflika qui œuvre à l’instauration d’un régime outrancièrement présidentiel et qui, pour conforter son règne, fait, au besoin, valoir une légitimité historique. Il est vrai que le président Chadli n’a pas parlé comme le ferait un héraut devant une foule qui a besoin d’une surdose d’excitation.

Il a parlé calmement et sereinement, à sa façon de gentlemen de dire les choses. L’assistance, fort nombreuse, qui l’écouta attentivement témoigner ce jeudi, comprit le message : Chadli Bendjedid a attesté, dans une expression bien choisie, de son non-acquiescement au système politique que le président Bouteflika travaille à instaurer. La Télévision nationale, qui assura une large couverture du colloque, avait, elle également, saisi la portée de la déclaration du président Chadli. Preuve en est que ce qu’affirma Chadli ne figurait pas parmi les morceaux choisis, lors du journal télévisé de 20 heures. Pourtant, ce n’est pas tous les jours qu’on entend un ancien président de la République, un Chadli Bendjedid de surcroît, commenter l’actualité politique nationale. Les téléspectateurs se seraient suffi, jeudi, d’un double balayage qui faisait apparaître Chadli, quelque peu fatigué, assis au premier rang, à côté du ministre des Moudjahidine, Saïd Abadou. Sa prise de parole est passée sous silence.

Il n’étonne guère, cependant, que l’Unique agisse de la sorte à l’égard de ceux qui refusent d’exécuter le seul couplet que le pouvoir en place aime entendre : l’appel pour un troisième mandat. En revanche, la sortie de Chadli Bendjedid, elle, est à méditer. Pour deux raisons, au moins. D’abord parce que l’homme n’a pas pour habitude de s’épancher à l’occasion de meetings ou rencontres publiques. En suite, il ne s’est que très rarement fendu d’un commentaire sur l’actualité politique immédiate. Agira-t-il maintenant qu’il a parlé ? Là est la grande question. Valable aussi pour l’autre président, Liamine Zeroual, objet de sollicitations à rivaliser avec Bouteflika en avril 2009.

S. A. I.
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/11/29/article.php?sid=76329&cid=2

Algérie : projet de loi pour lutter contre la cybercriminalité


Le Conseil des ministres algérien a adopté un dispositif juridique pour prévenir et lutter contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication dont internet.

Le Conseil des ministres algérien a adopté mardi un dispositif juridique pour prévenir et lutter contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication dont internet, a indiqué un communiqué officiel.

Le projet de loi s’inspire « largement de la convention européenne de Budapest sur la cybercriminalité », précise le communiqué du Conseil des ministres, qui s’est réuni sous la présidence du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika.

Le texte vise à fixer le cadre dans lequel pourront être appliquées les mesures concernant en particulier « la prévention des infractions qualifiées d’actes terroristes ou subversifs et des infractions contre la sûreté de l’Etat, les tentatives d’atteinte à un système informatique représentant une menace pour les institutions de l’Etat, pour la défense nationale ou pour les intérêts stratégiques de l’économie nationale ». Les enquêtes et informations judiciaires seront également protégées, aux termes du projet de loi. Celui-ci précise que les opérations de surveillance des communications électroniques, ne « pourront être engagées que sur autorisation expresse d’un magistrat, et ne devront être exécutées que par des officiers de police judiciaire ». Les fournisseurs de services et aux fournisseurs d’internet auront également des « obligations de coopération ».

D’après AFP

Ali Yahia : Faut-il changer de peuple ou de dirigeants ?


L’indépendance du pays a engendré des dirigeants qui ont confondu Etat, Nation et Société, socialisme et capitalisme d’Etat, socialisme national et national et socialisme, droit du peuple à disposer de lui-même, et droit de l’Etat à disposer du peuple. Les Algériens n’ont libéré leur pays, que pour se soumettre à une autre domination. Ce ne sont pas ceux qui se battent qui récoltent les lauriers, sauf à titre posthume. C’est le propre de toute révolution d’être détournée ou inachevée. Ceux qui n’arrivent pas à bloquer la locomotive prennent le train en marche.

Cinq Constitutions en 46 ans d’Indépendance.

Le peuple algérien n’a pas le contrôle de son destin, subit la politique au lieu de la conduire. La vie politique est conçue avec un seul objectif, pérenniser le régime politique en place.

L’Algérie a eu de nombreuses constitutions, la 5eme avec celle qui vient d’être adoptée par le parlement, pour avoir leur respect et les règles de jeu qu’elles impliquent. Changer de constitution tous les 9 ou 10 ans, relève d’un excès qui n’honore pas la démocratie. Pour chaque nouveau président de la république, la constitution en vigueur est la cause première de tous les maux du pays. Il faut la changer, la réviser, l’amender. Les constitutions peu appliquées sont bafouées, révisées et usées avant d’avoir servi. Faut-il changer de peuple ou de dirigeants ?

Il y a violation de la constitution du 28 Novembre 1996, par le renforcement excessif du pouvoir personnel. Le sentiment d’être indispensable, irremplaçable, est inhérent à toute fonction d’autorité. Le président de la république n’a pas pris de distance avec l’ivresse du pouvoir, qui n’est pas une bonne conseillère, et n’a pas sur lui-même un regard extérieur. Il s’est assis sur les principes, car ils finissent toujours par céder. Le pouvoir qui a outrepassé son crédit politique, est maintenu au-delà de son utilité. Aucun ministre n’a démissionné, et aucun n’a été démissionné.

Le pouvoir s’incarne en un homme, qui a mis en hibernation toute forme de d’activité politique. L’Algérie est le pays d’un seul homme, son chef, monarque absolu, qui exerce un règne sans partage. Au fil des années le pouvoir s’est transformé en monarchie pour tout dominer, tout contrôler , tout régir, avec le concours de ses conseillers qui sont à son image et à sa dévotion, du gouvernement centre de gestion où siègent aux postes clefs ses inconditionnels, et de la haute administration tenue par ses fideles.

Un président de la république à la fois chef de l’exécutif, ministre de la défense, qui a fait du gouvernement l’annexe de la présidence, du parlement deux chambre d’enregistrement, de la justice son bras droit répressif, un outil à son service qui ne répond pas aux critères de la Constitution. La tendance à accumuler titres et fonctions, à s’octroyer des pouvoirs de plus en plus étendus, à intervenir dans tous les domaines de la vie publique, à nommer à tous les postes de responsabilité ses proches partisans, et à développer des rapports de type monarchique avec son entourage, le gouvernement et le parlement, n’est pas conforme à la constitution parlementaire dans sa lettre, mais présidentielle dans son esprit.

La nouvelle Constitution

Elle a entériné tous les pouvoirs que s’est approprié le président au cours de ses deux quinquennats, en contradiction de la constitution, et dans le silence si ce n’est l’approbation du Conseil Constitutionnel. La révision de la Constitution se traduit par l’octroi d’un pouvoir quasi absolu, inamovible, à vie au président. Elle fait de lui seul tout l’exécutif. Tout le pouvoir en osmose avec l’ultra libéralisme. Le présidentialisme, c’est l’édification du peuple avec celui qui le gouverne, le chemin assuré au renoncement des citoyens à exercer pleinement leurs droits.

La révision de la Constitution assure en droit une présidence à vie au président, qui ne veut pas de successeur de son vivant. Le parlement s’est enfoncé par ce vote dans un discrédit dont il aura du mal à se relever.

Lorsque l’histoire politique d’un homme est finie, quand son mandat légal se termine, il ne faut pas forcer le destin en ajoutant un nouveau chapitre : dix ans c’est assez, dix ans ça suffit.

« Changer de Constitution pour un seul homme, ne serait pas correct » a dit l’ancien président russe Wladimir Poutine.

Quel est le bilan des deux mandats du président ?

Une politique se juge à son efficacité, à ses résultats et non à ses intentions. Il faut démystifier le pouvoir, dénoncer les excès dont il est coutumier, analyser ses fautes et ses erreurs, ses causes et ses conséquences. Le peuple doit connaître l’état réel du pays. La crise économique et sociale se répète, se prolonge, s’en chaîne, s’amplifie et s’aggrave, la coupe est pleine, c’est le ras le bol, le pays bouge, se fracture, craque de partout, et la rue est le dernier recours lorsque toutes les possibilités de se faire entendre sont épuisées. L’Algérie est l’exemple d’une profonde injustice sociale : paupérisation de la population jusqu’à l’indigence, délitement du tissu social et familial, effondrement du système de santé.

La sécurité humaine concerne la pauvreté, la faiblesse du système d’éducation, et le manque de liberté. La politique néoconservatrice, ultralibérale du pouvoir ne peut qu’aboutir à une société duale, verticalement divisée, entre d’une part les nantis qui vivent bien, et d’autre part la majorité de la population, les chômeurs, les travailleurs, les retraités, les couches moyennes laminées, exaspérés par les conditions de vie qui leurs sont réservées, la régression brutale de leur niveau de vie. Il n’ya que deux formules de solidarité, le partage de la pauvreté, ou celui de la prospérité.

La corruption qui sévit à tous les niveaux et dans tous les domaines, est devenue un style de vie et de gouvernement. Tant que ce cancer ne sera pas vaincu, la santé morale du peuple est menacée.

La levée de l’état d’urgence en vigueur depuis plus de 16 ans, conditionne la libération du champ politique et médiatique, ainsi que l’exercice des libertés individuelles et collectives. La paix qui est le sens de notre réflexion et de notre action doit être traitée sous le seul angle qui n’a pas été abordé, celui de sa dimension politique et non sécuritaire. Ce n’est pas pour le moment la voie choisie mais elle mérite d’être explorée. La présence des Kamikazes pose un problème qui va bouleverser dans un proche avenir toute la stratégie sécuritaire du pouvoir. Le GSPC présent et actif sur le terrain, a la capacité de se renouveler du fait que des adolescents, des jeunes et des moins jeunes frappent aux portes des maquis.

L’occident, particulièrement l’Union Européenne, dit à nos dirigeants comme à ceux des pays du Sud ; dirigez vos pays comme il vous plait, en dictateurs, tirez sur la foule, torturez, emprisonnez, donnez vous à la corruption, truquez les élections comme il vous plait, interdisez ou restreignez les libertés syndicales, mais ouvrez vous largement aux investissements étrangers, et à la libre circulation des capitaux mais pas des hommes, et à la libre accumulation des profits.

Le président ne veut pas partir sur un échec, mais veut rester toute sa vie au pouvoir pour réaliser son programme quinquennal, Kaid Ahmed, ministre des finances et du plan après le coup d’Etat du 19 juin 1965 disait : le plan triennal sera réalisé, même dans 10 ans »

La souveraineté du dinar doit se traduire par l’arrêt de sa dégradation, le redressement de sa valeur, et par sa convertibilité. Le bon sens indique qu’une nation doit d’abord occuper réellement toutes les parties de son territoire, et cela signifie qu’elle doit les cultiver et les faire produire, car sa vraie richesse aussi bien que sa véritable santé, découle de ce qu’elle fait de sa terre et du rapport qu’elle a établi avec elle. L’autosuffisance alimentaire devient un objectif lointain, sinon hors d’atteinte.

La situation de l’Algérie à l’étranger s’affaiblit, et le premier objectif et de lui redonner sa place est son autorité, dans le monde.

Devant qui le président est responsable, et quelles sont les limites de son pouvoir ?

L’armée est aux commandes du pays, entend bien le rester, et n’a pas l’intention de renoncer à son statut de détentrice du pouvoir réel. Les coups d’Etat par les armes ou par les urnes, sont dans sa tradition. La philosophie du système politique en place, est que le président de la république choisi par les décideurs de l’armée, puis élu par un vote qui n’est qu’une simple formalité de confirmation, est placé durant son mandat sous leur haute surveillance, afin qu’il ne dévie pas de la mission qu’ils lui ont assignée, et qu’il ne lui reste plus selon la formule consacrée qu’à se soumettre ou se démettre.

Porté au pouvoir par les décideurs de l’armée, le président A.Bouteflika a fait des déclarations à géométrie variable, a dit dans la même forme une chose et son contraire. Il affirme son autonomie de décision par rapport au pouvoir réel, refuse d’être son otage et son exécutant. Y’a-t-il des divergences stratégiques au sommet de l’Etat ? Enfermer le pays dans un corset de fer, serait une erreur vite payée, par l’éclatement de l’armature elle-même.

Quelle peut être la crédibilité et la légitimité d’élections issues de la fraude ?

La fraude électorale bien intégrée dans les mœurs politiques du pays, est au rendez vous de toutes le sélections.

Les élections n’ont pas pour objet de choisir les dirigeants, car le choix se fait avant et ailleurs, mais seulement de tenter de les légitimer. L’Algérien ne peut avoir des droits la où il n’est pas élevé d’abord à la dignité de citoyen. Le plus grave n’est pas d’avoir des sujets, mais de les appeler citoyens. Aujourd’hui une nation de sujets est prête à devenir une nation de citoyens ; c’est la même pièce de théâtre politique qui est jouée à chaque élection, avec les mêmes acteurs, avec chaque fois un seul gagnant, le pouvoir. L’alternance est la seule protection possible contre les facilités et les tentations qu’entraine l’accoutumance au pouvoir. La dégradation politique et morale des institutions est due à son absence.

La maladie du président

C’est un domaine où le bluff psychologique et l’intoxication font partie de la règle de jeu. Les Algériens s’interrogent sur la maladie du président ? Pour certains d’entre eux il est très malade, inapte à assumer sa tâche, retenu pour un troisième mandat dans le seul but de préparer sa succession. A-t-il la capacité physique d’exercer pleinement sa fonction ? Quelles sont les raisons du secret, du mystère qui entoure sa maladie ? Et toujours ces bruits, ces doutes, et en guise de réplique des démentis. La confiance du président dans son énergie, sa vigueur, dans ses facultés intellectuelles, constitue une réaction naturelle, humaine. Pour ses fans, ses admirateurs, très nombreux qui n’attendent que son signal, pour le suppléer de se sacrifier pour un troisième mandat, il est vif, en très bonne forme, et se trouve dans une remarquable condition physique et intellectuelle. Le président peut dire comme l’ancien roi d’Espagne : « il n’y’a pas d’abus de pouvoir en ce pays, il n’y’a que des abus d’obéissance ». Fidel Castro a renoncé à exercer sa fonction parce qu’il est malade.

Où en est l’Algérie qui accélère sa descente au purgatoire ? Que deviendra-t-elle dans les quatre mois à venir ? Quelle solution de rechange politique, qu’elle alternative ? Le jeu politique est verrouillé. Le système politique centralisé qui est à sa fin, est négateur des libertés. Il faut un changement radical dans le style et la méthode de gestion du pays, pour mettre un terme à la dégradation politique et morale des institutions, corrodées depuis 10 ans pas les clans du pouvoir, qui ne sont qu’une forme de tribalisme, qui ne reconnait que les intérêts de ses membres. Après une décennie d’un pouvoir politique totalitaire qui ne cesse de se renforcer, la souveraineté nationale et la citoyenneté, la liberté et la justice, car il n’y’a pas de liberté sans justice, ni de justice sans liberté, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, la volonté de doter la fonction présidentielle de sa signification démocratique sans en diminuer la prééminence, de rendre au gouvernement ses prérogatives, de restituer au parlement ses pouvoirs et sa dignité, et à la justice son indépendance, sont le programme commun de l’opposition.

Il faut prendre le temps de réfléchir pour avancer dans la bonne direction, du fait que la politique a créée de par sa nature et son rôle, de vives tentions et des divisions entre les différents courants politiques, sociaux et culturels. La pensée politique n’est pas encore soucieuse de rigueur et de cohérence, n’incarne pas encore l’esprit de synthèse et de concorde, pour que les bombes à retardement ne contribuent pas à fragiliser l’avenir. Les contradictions existent, il faut les aborder de front sans biaiser avec la réalité. Il faut rester à l’écoute des pulsions de la société.

L’opposition va devoir épouser les problèmes, car elle n’aura d’audience et d’autorité que si elle offre des solutions, que si elle surmonte ses divergences, que si elle demeure unie, parle le même langage, que si elle est déterminée dans son ensemble et dans chacune de ses composantes, à définir les objectifs à atteindre et les méthodes qui permettront d’y parvenir. Elle doit se garder de deux dangers qui la menacent, le sectarisme et l’exclusion.

Il faut exclure l’exclusion, et être intolérant avec l’intolérance.

La démarcation se fait entre les démocrates et les faux démocrates, les républicains et les faux républicains, les islamiques et les faux islamiques. Le prix à payer pour une société de liberté et de justice, pluraliste, est l’apport de chacune et de chacun à ce foisonnement d’idées, d’initiatives, de propositions, d’expressions divergentes et contradictoires, qui libéreront les énergies de millions d’hommes et de femmes que le pouvoir actuel condamne à l’impuissance. C’est ensemble qu’on peut faire basculer l’opinion publique, et ouvrir un espace de liberté dans les quatre mois à venir qui seront riches en événements, avec la volonté et la capacité d’agir en toute confiance et respect mutuel, afin que le peuple devienne le chef du futur. Il faut laisser dans un premier temps, les courants politiques, sociaux, culturels, les personnalités, les militants, s’exprimer, faire entendre leurs convictions et leurs idées. Il faudra ensuite coordonner toutes ces voix et écrits, en faire la synthèse, pour dégager les conditions du renouveau politique, et lancer un appel, pour rassembler les forces et les moyens du succès.

Un tel appel n’appartient pas à ses initiateurs, il appartient à ceux et à celles qui sur leurs lieux de travail, le reprennent à leur compte, et décident eux-mêmes de son utilisation, et de son adaptation. Celui qu’ils attendent et qui les attend pour agir ensemble, est peut être près d’eux. La transparence et la concertation dans l’élaboration de la prise de décision est une impulsion politique décisive.

Pour gagner il ne suffit pas de savoir se battre, il faut aussi et surtout se préparer d’abord, choisir ensuite soigneusement le lieu et le moment de l’action, de la confrontation politique. Quand il n’ya pas d’adhésion du peuple au pouvoir, il y’a résistance active mais aussi résistance passive, plus grave par le force d’inertie.

« Vous faites semblant de nous payer, nous faisons semblant de travailler » ont dit les travailleurs de Roumanie à Ceausescu.

L’analyse du mécanisme par lequel le pouvoir a été subtilisé au peuple, proclamé souverain par toutes les constitutions, a été faite un grand nombre de fois. La prochaine élection présidentielle posera un sérieux problème, car dans la mémoire collective des Algériens, le souvenir des fraudes électorales est encore vivace. L’élection est close quant à se résultats avant d’avoir commencée. Le scrutin comme d’habitude passera au mieux pour une formalité, au pire pour une farce électorale. Le chemin de la liberté n’est pas celui de la participation à des élections truquées, mais celui de l’abstention, du boycott, qui est une arme politique efficace.

Alger le 22 novembre 2008
Maître Ali Yahia Abdennour

La rencontre du lundi, la chronique de Chawki Amari


La rencontre du lundi, la chronique de Chawki Amari
Par chawki amari , le 24/11/2008

C’est probablement le dérèglement climatique. Ou alors celui des sens. Mais il pleut sans arrêt, provoquant des dégâts à Alger mais aussi sur tout le centre du pays. « Il n’y aura plus de Bab El-Oued bis », affirment pourtant les officiels, faisant référence aux inondations de 2001 qui avaient fait 1000 morts, et annonçant la fin des problèmes avec l’achèvement du doublement des collecteurs d’eau de l’oued M’kacel, d’ici la fin 2009. 2009 bien sûr, référence à l’imperméable reconduction du président.


En attendant, des maisons s’effondrent dans les vieux quartiers de la capitale, comme à Bab El Oued et Belouizdad. Encore que ce ne sont pas les plus vieux quartiers. La Casbah de l’époque turque est dans la phase d’achèvement de sa destruction totale et c’est maintenant au tour du patrimoine français de subir les dégradations dues au manque d’entretien. Plusieurs immeubles sont déjà tombés au centre-ville et sur les rues Didouche et Ben M’hidi, deux héros de l’indépendance, des bâtisses sont menacées d’effondrement. A terme, ne resteront que les nouveaux immeubles de l’époque actuelle, particulièrement inesthétiques.

En coulisse, dans les bons petits restaurants autour de la place Emir Abdelkader où viennent déjeuner des responsables de la wilaya, on murmure que tout est fait exprès et que les autorités locales laissent tomber. La Casbah détruite, c’est toute une réserve de foncier qui sera créée en plein cœur d’Alger. Au prix du mètre carré dans la capitale, la bataille d’Alger ne fait que commencer. Il n’y a qu’à voir l’effroyable guerre en cours pour s’accaparer la baie d’Alger pour comprendre que les parcelles de terrain sont autant de paradis financiers. L’enfer étant d’habiter chez ses parents à un âge avancé.

En déjeunant justement dans l’un de ces restaurants, j’ai rencontré Samy, le médecin qui déteste les malades et qui lui, n’a pas de problème de logement. Tout simplement parce qu’il a épousé une femme riche, fille d’un propriétaire immobilier d’Alger. Il déteste de plus en plus son épouse mais vu le prix des appartements, 2 milliards pour un F3, soit 200.000 euros, le divorce peut attendre. Quand à moi, si j’avais un appartement, je pourrais épouser Nedjma. Non pas qu’elle soit vénale ou matérialiste mais comme elle dit, « vivre d’amour et d’eau fraiche dans une cave humide, ce n’est pas vraiment le rêve d’une jeune fille photosensible. »
Elle a raison, vaut mieux vivre au soleil, même avec un homme ombrageux.

Pour Samy, c’est plus qu’évident, « l’amour ça passe, la pierre ça tient », rappelle-t-il souvent pour m’expliquer qu’il vaut mieux investir dans une maison confortable que dans une amourette d’adolescent. D’ailleurs, il a un alibi scientifique, « une cave humide est source de plusieurs maladies microbiennes. Dont l’amour ». Non, Samy n’aime pas les femmes, n’aime pas les malades et n’aime pas l’amour. Je n’ai pas osé lui demander ce qu’il ferait devant une femme malade et amoureuse. Il la coulerait certainement dans un pilier en béton pour en faire une maison. Oui, il a droit à 4 femmes comme tout le monde, donc quatre piliers. Ça fait le début d’une maison.

Algérie : près de 4500 femmes violentées durant le premier semestre 2008


L’Algérie s’apprête à célébrer, mardi, 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard de la femme dans un contexte marqué par un regain de ce phénomène. Près de 4500 cas de violences contre les femmes ont été enregistrés durant les six premiers mois de 2008, soit le même nombre pour toute l’année 2001, a indiqué aujourd’hui, dimanche, à l’APS la commissaire principale Messaoudène Kheira, chef de bureau national de la protection de l’enfance de la délinquance et de la femme victime de la violence.

Parmi elles, 2 675 femmes ont été victimes de violences physiques, 1 359 ont été maltraitées, 144 ont subi une violence sexuelle, 107 ont été harcelées et 4 ont été carrément éliminées physiquement, a précisé la même source. 15,8% des agresseurs de ces femmes sont les conjoints, 4,21% des amants ou des fiancés, 3,21% sont des frères, 2,9% des ascendants, 0,77% des pères et 72% sont des étrangers (voisins, collègues…).

L’âge des victimes varie de 26 à 75 ans : 28% ont de 26 à 35 ans, 25% ont entre 18 et 25 ans, 21% entre 36 et 45 ans, 13% entre 46 et 55 ans, 5,9% entre 56 et 65 ans, alors que 1,7% sont âgées de plus de 75 ans. Les grandes villes enregistrent le plus grand nombre de cas de violence à l’égard des femmes, a souligné la commissaire, relevant qu’Alger arrive en tête avec 850 cas, suivie d’Oran avec 342 cas et Annaba avec 289 cas.

Mais ces données ne reflètent nullement l’ampleur du phénomène étant donné que ce ne sont pas toutes les femmes violentées qui déposent plainte. Cela est du notamment à leur méconnaissance de leurs droits, d’une part et au poids des traditions, d’autre part. Face à cette situation, le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini a plaidé aujourd’hui à Alger pour une législation plus « rigoureuse » et plus « sévère » contre la violence à l’égard de la femme afin de la protéger davantage contre ces graves atteintes à ses droits.

Par yasmine djaber
http://www.tsa-algerie.com
23 11 2008

Floride: un adolescent se suicide en direct sur Internet


Un adolescent vivant en Floride s’est suicidé en direct sur Internet, filmé par une webcam, après avoir fait part sur un site de son intention de se tuer, ont annoncé les autorités locales.
Pour en savoir plus
Internet

Selon Wendy Crane, qui travaille pour les services médicaux du comté de Broward, Abraham Biggs, 19 ans, est mort mercredi après avoir avalé une dose mortelle de médicaments. Il était en direct sur le site Justin.tv.

Wendy Crane a précisé que des internautes avaient suivi en direct le suicide, que certains l’encourageaient, que d’autres essayaient de lui parler, et que quelques-uns discutaient entre eux pour savoir si la dose qu’il avait ingurgitée était mortelle.

Une des personnes qui suivait la scène a finalement alerté les autorités, qui ont trouvé l’endroit où l’adolescent habitait et appelé la police. Mais quand celle-ci est arrivée sur place, le jeune homme était décédé.

Justin.tv, une entreprise de San Francisco, permet aux internautes de diffuser en direct leur vie sur Internet.

Associated Press
21 11 2008

WikiSearch: Nouveautés sur Google.com


Sur google.com les nouveautés et les innovations ne s’arrêtent jamais.

Depuis quelques mois déjà que l’équipe de Google testait une nouvelle fonctionnalité sur le plus gros moteur de recherche sur Internet. Cela s’appelle WikiSearch, une nouveauté qui permet d’affiner et d’améliorer “la qualité” des résultats obtenus lors d’une recherche sur google.com.

(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

L’outil permet en effet d’intégrer un système de votes (façon Digg) et aussi la possibilité de laisser des commentaires sur les résultats obtenus. Ceci permettra selon l’équipe de google d’affiner la pertinence des résultats obtenus.

“SearchWiki constitue un véritable bouleversement dans l’approche de Google et de l’utilisation de son algorithme. En effet, les utilisateurs peuvent désormais se servir de cette fonctionnalité pour finalement juger et déplacer les résultats et laisser des commentaires. Ces résultats seront donc personnalisés si vous effectuez cette même recherche dans le futur” comme l’explique aujourd’hui un article du site Tech Crunch.

Ces nouveautés ne sont disponibles que sur google.com, et uniquement pour les utilisateurs connectés à leur compte Gmail. Les modifications effectuées ne sont visibles que pour la personne qui les a enregistrés , mais il est possible de visionner toutes les modifications en cliquant sur le lien « Voir tous les billets pour ce SearchWiki », en bas de page. Le nom de l’internaute apparaît à côté de chaque modification qu’il exécute.

Voir ci-dessous la vidéo démonstration de l’outil.

Sam LEBEL pour algeriefocus.com

Sortie exceptionnelle du livre « Journal d’un homme libre »


Le livre « Journal d’un homme libre » de Mohamed Benchicou, interdit en Algérie sur décision du pouvoir de M. Bouteflika, et dont la sortie en librairie est prévue le 8 janvier 2009 en France, est toutefois paru en tirage exceptionnel aux éditions Riveneuve.

Il est disponible au siège des Editions Riveneuve

75 rue de Gergovie
75014
Paris

Téléphone : 01 45 42 23 85

Il est possible aussi de le recevoir chez vous en 24 heures :

Joindre un chèque de 20 euros + 3 euros frais de port (4 euros pour Union européenne)

Le taux de piratage de logiciels s’élève à 84% en Algérie


M.Aly Harakeh, spécialiste Microsoft en droit de la propriété intellectuelle pour la région Afrique du Nord, Moyen Orient et Pakistan à mobilealgerie.com

Microsoft Algérie a organisé une rencontre avec la presse Algérienne animée par M.Samir Saïd, directeur général de Microsoft Algérie en présence de M.Aly Harakeh, spécialiste Microsoft en droit de la propriété intellectuelle pour la région Afrique du Nord, Moyen Orient et Pakistan.

L’ordre du jour était « la protection intellectuelle et le phénomène du piratage des logiciels ». M.Harakeh a bien voulu répondre à nos questions concernant le fléau du piratage de logiciels et de la propriété intellectuelle. Lors de cet entretien, on apprend que ce fléau est de l’ordre de 84% en Algérie, générant des pertes aux éditeurs de logiciels s’élevant à 86 millions de dollars. (Interviewé par Hamid A)

- Comment gérez-vous le problème de la protection intellectuelle en Algérie, notamment avec la prolifération des copies piratées des logiciels Microsoft ?

Microsoft s’investit dans trois domaines clé dans le cadre de sa stratégie globale pour la protection de la propriété intellectuelle, dénommée “Genuine Software Initiative” ou « l’Initiative Logiciel Original”, qui elle s’articule autour de:

La sensibilisation:
Microsoft met l’accent sur la sensibilisation des consommateurs et des revendeurs de logiciels Microsoft, notamment quant aux méfaits et dangers inhérents aux logiciels contrefaits afin de les amener à mieux se protéger contre ces risques. Les sites web Microsoft tels que www.howtotell.com fournissent des informations détaillées et des exemples des logiciels contrefaits.

Engineering :
Microsoft continue à investir dans les technologies anti-contrefaçon et met à disposition des solutions qui protègent la propriété intellectuelle et alertent le consommateur lors de la présence sur leurs installations de logiciels contrefaits. Ceci inclut également des mises à jour de programmes tels que « Windows Genuine Advantage »

Application :
Microsoft soutient activement le gouvernement ainsi que les agences de protection de la propriété intellectuelle dans les actions menées face aux logiciels contrefaits. Cette année, des milliers de rapports relatant des faits de contrefaçon ont été complétés par des consommateurs sur le site Microsoft Windows Genuine Advantage ainsi que par e-mail à l’adresse piracy@microsoft.com.
Ces rapports ont directement contribué à de nombreuses actions pour combattre le piratage de logiciels à travers le monde. l’Algérie est partie prenante de ce programme.

– Pouvez-vous nous donner un aperçu sur le degré de la prolifération du fléau dans la région que vous couvrez à savoir l’Afrique du Nord, Moyen Orient et le Pakistan?

La Business Software Alliance (BSA) édite un rapport annuel qui fait état des taux de piratage et des pertes qui y sont dues. Vous pouvez consulter ce document sur l’adresse suivante:

http://global.bsa.org/idcglobalstudy2007/studies/2007_global_piracy_study.pdf

Le taux de piratage dans la région que je couvre, varie de 60% en Jordanie à 88% en Lybie. La moyenne mondiale est de 38%.

- Le prix des logiciels est-il la principale raison de ce fléau dans les pays émergents ?

Plusieurs facteurs entrent en considération dans le fléau de la prolifération de biens piratés dans les pays émergents. Le prix n’est pas le facteur le plus important. Le manque de sensibilisation autour de l’impact social, culturel et économique des droits de la propriété intellectuelle auprès des régisseurs de loi, institutions économiques, de formation et de l’opinion publique, mène au piratage.

Les économies émergentes à travers le globe réalisent de plus en plus l’importance des droits d’auteurs ainsi que de la propriété intellectuelle et leur contribution à la prospérité socio-économique d’un pays et leur rôle dans la préservation du patrimoine culturel.

Le respect des droits des inventeurs, auteurs et créateurs ont mené à des croissances économiques significatives et à une réduction notoire des taux de piratage et ont par ailleurs contribué à l’encouragement des investissements et à la création d’emplois.

- A combien s’élève le préjudice causé à Microsoft par le phénomène des logiciels piraté en Algérie?

Le piratage a des effets préjudiciables dans son ensemble. D’autres éditeurs de logiciels en souffrent également.
Lors d’une visite récente du marché algérien, j’ai eu l’occasion de constater que les produits Microsoft étaient piratés au même titre que des produits Adobe, Autodesk, Symantec, etc.
Microsoft travaille avec les autorités locales afin d’entreprendre les actions face à ces infractions.
Selon la Business Software Alliance (BSA) le taux de piratage de logiciels de 84% en Algérie - incluant toute l’industrie du logiciel en non Microsoft uniquement- cause aux éditeurs de logiciels des pertes estimées à 86 million de dollars.

- Quel est la place de L’Algérie dans la stratégie de Microsoft par rapport aux autres régions que vous chapotez ?

Microsoft a toujours considéré l’Algérie comme étant un marché au grand potentiel. La compagnie investit en ressources afin de répondre aux demandes de l’Algérie, émanant des institutions publiques, des petites et moyennes entreprises et du secteur académique.

Nous avons plusieurs projets en cours et Microsoft étendra ses activités dans le temps.

- Quels sont les moyens que Microsoft a mis en œuvre pour lutter contre le piratage de vos logiciels ?

Microsoft a adopté l’approche dont nous parlions en début d’entretient, et qui se cristallise en la sensibilisation, l’engineering et l’application.

- Comment jugez-vous le degré d’équipement des entreprises algériennes en matière de solution informatique ?

Les entreprises Algériennes sont très au fait des dernières avancées technologiques en matière d’informatique. Elles ont également des besoins croissants du fait de la dynamique des marchés et la croissance du pays. Les équipements des entreprises sont très variables, et les besoins des entreprises Algériennes le sont également. C’est ainsi que nous percevons des demandes croissantes en terme de développement et Business intelligence, solutions financières, …

- Quels sont les principaux chantiers sur lesquels se penche Microsoft en Algérie?

Nous travaillons en proximité avec les secteurs privé et public algérien. Nous accordons une grande importance au secteur académique où nous travaillons en collaboration avec différentes universités Algériennes.

- Un dernier mot?

L’Algérie est un pays aux grandes richesses humaines et naturelles, qui jouit d’une grande histoire et d’un lègue important pour les générations futures.

En mettant l’accent sur la protection des droits de la propriété intellectuelle, le pays peut créer encore davantage de richesses et installer un écosystème légal favorable au bénéfice des développeurs et créateurs de logiciels.

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE: LE FLN RÉPOND AU RCD


«Vous n’avez qu’à surveiller les urnes!»

«La surveillance des bureaux de vote concerne avant tout les militants»

Le FLN dont l’instance de coordination se réunit ce mercredi - pour préparer la candidature du chef de l’Etat à un troisième mandat - ne voit pas d’inconvénient à la présence d’observateurs.

A quatre mois de l’élection présidentielle, le débat sur la fraude refait surface. La présence des observateurs internationaux aux urnes est, d’ores et déjà, un sujet d’actualité. Le FLN dit qu’il n’y s’oppose pas: «Nous ne sommes pas contre la présence des observateurs internationaux aux urnes, mais nous donnons la priorité à nos militants», a déclaré le porte-parole du parti, Saïd Bouhadja. Faisant allusion à la formation de Saïd Sadi, laquelle exige la présence d’observateurs étrangers qu’il pose comme condition sine qua non à la participation de son président, le Dr Said Saadi, à cette élection, il dira: «Ceux qui appellent à la présence d’observateurs n’ont pas confiance en leurs militants.» Pour le parti FLN, la question du contrôle des urnes concerne, en premier lieu, les partis politiques. «C’est à eux de jouer le jeu et de surveiller le déroulement du scrutin», a-t-il ajouté.
Le porte-parole du FLN ne voit pas l’utilité de ces observateurs dont la présence obéit à des desseins politiques car, précise-t-il, la surveillance des bureaux de vote concerne avant tout les militants et les sympathisants du parti ou alors le candidat en question.

Pour ce faire, M.Bouhadja préconise une solidarité partisane: «Les partis politiques doivent se solidariser et mener une action commune pour lutter contre la fraude», a soutenu M.Saïd Bouhadja comme pour court-circuiter cette idée d’observateurs internationaux qui semblent le déranger au même titre que son parti. Le FLN ne voit pas l’utilité de faire venir en Algérie ces observateurs pour surveiller les urnes alors que chaque parti délègue un représentant au niveau de chaque bureau de vote. «Ceux qui appellent à la présence des observateurs internationaux n’ont qu’à faire le travail eux-mêmes», a-t-il précisé en soulignant que le procès-verbal est délivré en présence de tous les représentants des partis. Les propos du porte-parole du FLN visent le parti du RCD. A chacune de ses interventions publiques, Saïd Sadi réclame avec insistance la présence d’observateurs étrangers au point d’en faire une fixation. M.Sadi qui n’a pas caché son désir de se porter candidat à la prochaine présidentielle. Il a fait de cette revendication un préalable à satisfaire par le pouvoir pour sa participation.

Interrogé récemment sur cette question, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni dit ne pas être contre la présence d’observateurs internationaux aux urnes. Or les propos du ministre de l’Intérieur sont loin de rassurer le parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie. Ce dernier exige la venue de 5000 observateurs pour chapeauter l’opération électorale et assurer la transparence de l’élection présidentielle. En prévision de cette échéance, le parti de Belkhadem tait ses divergences, ses dissensions et ses discordances. La machine électorale doit être huilée pour l’événement et le temps est désormais compté pour le FLN, sachant qu’il risque de se faire devancer par son rival de toujours, le RND qui a sa tête le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, fraîchement installé dans cette nouvelle fonction.

Aussi, le FLN va réunir ce mercredi, apprend-on, l’instance de coordination pour préparer la candidature du président de la République à un troisième mandat. Des ministres, des sénateurs, des députés et des militants seront présents à cette réunion qui précède celle de l’instance exécutive.

Nadia BENAKLI
17 Novembre 2008
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-11-17/57939.html

COLLOQUE SUR L’APPORT DES AMAZIGHS À LA CIVILISATION UNIVERSELLE


«L’histoire appartient aux dominants»

«M.Mammeri a pris conscience de «la mort absurde» des cultures et des langues, quand de fausses allégations discriminatoires retiraient aux autres langues tous les droits rattachés à la dignité», a expliqué M.Ali Sayed.

Le Colloque international sur l’apport des Amazighs à la civilisation universelle, initié par le Haut commissariat à l’amazighité (HCA), a pris fin jeudi, après deux jours de discussions et d’échanges d’idées entre plusieurs chercheurs et écrivains nationaux et étrangers. Cette rencontre a abordé la contribution variée des Amazighs à la civilisation humaine dans différents domaines, notamment en politique, philosophie, culture, arts et littérature. Les apports sont, donc, réciproques même si le monde amazigh a beaucoup diversifié la réception des apports à l’image de la diversité des occupants, il a aussi donné et contribué, à sa manière, en donnant aux autres ce qu’il a de savant, relevant de son génie. Ce colloque scientifique a, par ailleurs été une tribune pour les chercheurs et universitaires de discuter et identifier des pistes de réflexion pour démontrer la place du peuple amazigh dans l’histoire.

A ce titre, le professeur en linguistique berbère à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, M.Saïd Chemakh, a souligné que «contrairement à ce que pensent certains, la civilisation amazighe a existé à travers l’histoire et contribué efficacement à l’essor de la civilisation universelle».

«Pour dire qu’un peuple avait une civilisation, il faudrait que ce peuple ait principalement une organisation politique, et une forme de société, un système d’économie et un autre de valeurs», a-t-il dit, ajoutant que «tous ces facteurs étaient présents dans l’histoire amazighe». «L’histoire des Amazighs, étroitement liée à celle des occupants qui se sont succédé sur leur terre, faite de périodes de guerre et de paix, a brassé dans son giron, les différents apports, de part et d’autre, qui ont permis, certainement, au monde d’évoluer», a également affirmé ce chercheur. Le socio-linguistique Mouloud Lounaouci indique que «l’histoire appartient aux vainqueurs. Peuple plutôt pacifique, l’Amazigh n’a paradoxalement pas tiré profit de la position géographique, stratégiquement incomparable de son pays. C’est précisément cette qualité qui lui a valu le qualitatif de terre de conquête. Jamais depuis le premier millénaire avant J.C. le peuple amazigh n’a eu de répit. Il a eu, depuis, à faire face à de nombreux conquérants.

Difficile donc de fonder un Etat unitaire, reconnu comme tel, à même de revendiquer la production intellectuelle de ses citoyens et de se voir reconnaître sa participation à l’effort universel pour le développement de la communauté humaine». Citant des exemples tels que Shesneq, Apulée de Madaure, Massinissa, saint Augustin et Ibn Khaldoun qui demeurent, a-t-il souligné, «des penseurs amazighs dont on ne peut aujourd’hui nier la portée universelle». Précisant que «le fait de rédiger, aujourd’hui, en français ou en arabe ne fait pas de nous des Français ou des Arabes, comme le fait de rédiger en phénicien ou en latin ne faisaient pas d’eux des Phéniciens ou des Romains». De son côté, Ali Sayad, indique que «les ethnies se confondent plus intimement à la nature qui les entoure, alors que les sociétés alphabétisées s’en séparent. Plus les individus se font “lettrés”, plus ils cherchent à se démembrer du milieu où ils vivent. Différentes régions du monde sont concernées, aujourd’hui, par la mondialisation et l’économie de marché et tout le processus socioculturel précipité».

Et d’enchaîner que «M.Mammeri a pris conscience de “la mort absurde” des cultures et des langues, quand de fausses allégations discriminatoires, retiraient aux autres langues tous les droits rattachés à la dignité. C’était les autres qui nous jugeaient alors qu’on était le sujet et la matière. Pour les autres, notre présence était transitoire, ludique, secondaire et exotique. On a jamais été les véritables sujets des problèmes posés». La délocalisation de ce colloque de la Bibliothèque nationale du Hamma (Alger), vers la salle Ibn Zeïdoun reste un point noir. Ce changement de dernière minute, qui n’est pas négligeable, mérite certainement d’être cité et que l’on tire la sonnette d’alarme pour qui veut l’entendre. Pour des raisons techniques ou autres…cela n’est pas une raison de s’apitoyer sur son sort car le sort n’a rien à voir avec la pitié.

Idir AMMOUR

Quand la presse écrite dépasse la télévision


«Le vedettariat, c’est bidon. Vous mettez une vache à la télé, c’est la vache la plus célèbre.»
Michel Drucker Extrait du journal Libération - 16 juin 2000

«Saraha Raha» est revenu avec un nouveau look, plutôt un look copié sur le Grand journal de Canal+. Même si l’émission de Riad Rejdal a battu tous les records de longévité, sept ans de présence dans le paysage audiovisuel algérien, trois animateurs, plus de 10 chroniqueuses. Le record de participation détenu par Cheb Djelloul, cinq fois sur le plateau de «Saraha Raha», n’est pas près d’être battu. C’est de bonne guerre quand il y a une nouvelle actualité. Mais cette fois, l’enfant terrible du raï vient pour annoncer qu’il arrêtait le raï, car il vient de retrouver la voie du Seigneur et la route de la mosquée. Il n’a pas arrêté la musique comme Cat Stevens, mais il a arrêté seulement le raï, considérant que c’est une musique de mauvaises moeurs. En fait, ce n’est pas un scoop pour «Saraha Raha», car un confrère arabophone l’avait annoncé, il y a plusieurs mois. A cette époque, le raïman Cheb Djelloul avait annoncé qu’il mettait fin à sa carrière pour se consacrer entièrement à la ferveur de Dieu. «Dorénavant, je serai sous les ordres de Dieu». Cheb Djelloul tire ainsi un trait noir sur son «sombre passé» et se propulse hors de la «djahiliya» dans laquelle il était plongé. Le nouveau serviteur de Dieu explique son geste suite au décès de son compositeur Tedjedinne Ayssoune, mort d’une crise cardiaque à l’âge de 27 ans.

Aussi l’ex-cheb demande à tous ses fans et aux éditeurs de brûler ses CD, ses cassettes et ses posters. Il demande également aux DJ de ne plus diffuser ses chansons.

L’ex-Cheb Djelloul annonce qu’il rentre chez lui à Mascara et projette de se reconvertir dans l’élevage des vaches et des moutons. Notre ex-raïman repenti continuera à chanter en gardant les valeurs intrinsèques de l’Islam. Il produit actuellement des chants religieux (anachid). Sur une vidéo, l’ex-Cheb du raï raconte son expérience et parle à ses proches de sa vie de chanteur de raï (ambiance cabarets, soirées oranaises) et fait sa comparaison avec sa vie d’aujourd’hui.

Mais l’annonce faite à la Télévision sur un plateau en présence de Djamel Laroussi a surpris l’assistance. Ce qui démontre le retard de la télévision par rapport à la presse écrite. De nombreux Algériens lisent les journaux, mais ils ne suivent pas tous l’actualité people des artistes. Il y a quelques jours, l’émission «Dzaïr Show» avait invité Rayan qui évoquait sa maladie du cancer sur le plateau. C’est une nouvelle fois un faux scoop puisque c’est le même journal arabophone qui avait annoncé l’information et cela pour sauver l’animateur d’un journaliste qui l’avait menacé de révéler dans son journal sa maladie, mais en soutenant que le chanteur avait le sida. Bien sûr dans l’émission de Sofiane, Dani on n’a pas cherché le scoop ou plutôt on n’a pas voulu créer de polémique avec le journaliste en question. C’est justement là l’avantage que possède la presse écrite sur la Télévision. L’absence de scoop et de polémique.

amirasoltane08@live.fr
13 Novembre 2008
http://www.lexpressiondz.com/chron/2008-11-13/3/2055.html

Alger 2008 et nouveau régime totalitaire en marche : “Ils brûlent tout, ils interdisent tout ! “


Lorsque le dictateur espagnol Franco a ordonné de brûler les ouvrages “rouges” (communistes), ses milices n’ont pas épargné Le rouge et le noir de Stendhal » raconte avec malice le sociologue Mustapha Madi, directeur de collection chez Casbah éditions, rencontré au Salon international du livre d’Alger aux Pins maritimes.

Faut-il y voir un parallèle avec ce qui se passe cette semaine au SILA ? Le flegmatique responsable du ministère de la Culture, qui explique les mécanismes de la censure, ne ressemble en rien à un cerbère du Caudillo. Les agents du ministère des Affaires religieuses qui s’évertuent à « éventrer » les cartons de livres, pour reprendre l’expression de l’un d’eux, non plus, n’ont rien de commun avec les miliciens franquistes. Et pourtant, la censure est du même ordre. Plus de 120 titres ont déjà été interdits par les autorités du salon avant même qu’il ne commence.

Et ce n’est pas fini : « Des agents rodent encore pour inspecter les stands » indique l’écrivain et éditeur, Bachir Mefti. « Cette année, la censure est allée trop loin : ils ont même interdit des livres d’auteurs officiellement invités par le comité d’organisation » s’insurge un éditeur algérien. Des exemples ? L’islamologue tunisien Youssef Seddik, l’écrivain algérien Mohamed Kacimi et l’essayiste sud-africain Mandla Langa. « Vous-êtes les bienvenus, mais pas vos livres », commente amèrement Sofiane Hadjadj des éditions Barzakh. Autre auteur algérien touché de plein fouet par la censure, Boualem Sansal et son dernier roman Le village de l’Allemand (Gallimard).

Mais comment fonctionne cette censure ? « Nous exprimons d’abords des réserves qui n’ont touché que 1% des titres », explique une source du ministère de la Culture qui a requis l’anonymat « pour des raisons de sécurité ». « Une commission d’agents du ministère de la Culture et de celui des Affaires religieuses étudie les listes envoyées par les éditeurs — au début de l’été dernier — ensuite, si l’éditeur ne se manifeste pas, on n’octroie pas d’autorisation », continue-t-il, imperturbable. « Ils regardent les titres et dès qu’il y a le mot “djihad”, “sexe”, “paradis”, “judaïsme”, etc. c’est interdit. Sans réfléchir », témoigne un éditeur.

C’est ainsi que l’ouvrage L’esprit des lumières du penseur Tzvetan Todorov est passé à la trappe : « parce que la traduction arabe “rouh” (esprit) a été assimilée à un vocable religieux », dit Bachir Mefti. « Devant le flux d’ouvrages, les autorités s’attaquent à la forme en limitant arbitrairement les titres. C’est le lecteur qui est aussi pénalisé. Des gens viennent de plusieurs wilayas pour profiter des baisses de prix et là, ils trouvent des catalogues amputés », indique l’éditeur et écrivain Lazhari Labter. Isabelle et Fabienne, de l’association Editeurs sans frontières — représentant une vingtaines d’éditions du sud de la France — sont abattues.

« Ils nous interdisent une trentaine de livres, soit un cinquième de nos titres », disent-elles, dont Qui sont les barbares de Youssef Seddik, Ma mère, l’Algérie de Jean Pélégri, des ouvrages de sociologie de la série Enquêtes, Alger la Noire de Maurice Attia, certains titres des ouvrages sur les villes algériennes de la collection Grandini et, comble de l’ironie : 10 balades à Alger et Alger, un passage dans la lumière des éditions Bec en l’air. Sauf que ces deux titres sont également co-édités avec Barzakh en Algérie ! Autant que Tuez-les tous de l’algérien Salim Bachi -—paru chez Gallimard — lui aussi interdit mais déjà traduit et publié en Algérie.

« C’est une bureaucratie incroyable », renchérit Ismael de la maison d’édition libanaise Dar Alarabiya Lilmaousouat. Une bonne partie de ses encyclopédies pour enfants sont toujours bloquées par les douanes. « Pire, j’ai des livres qui sont bloqués depuis l’édition précédente du Salon », s’emporte-t-il. Coincé dans une aile du Pavillon central de la Safex, l’éditeur libanais de référence Dar Al Saqi — leur catalogue comprend le grand poète Abbas Beydoun, Mohamed Arkoun, Samir Amine, Adonis — parle d’une dizaine de livre saisis.

Parmis ces titres : le roman inspiré de l’affaire Khalifa Ibratouriyet arrimal de Salah Chekirou, journaliste algérien et ancien cadre de l’ANEP et qui était membre du comité d’organisation. Las de faire l’aller-venue entre les stands et les organisateurs, Isabelle et Fabienne des Editeurs sans frontières envisagent de ne plus revenir au SILA après cinq ans de participation. « Ce serait une perte importante pour nous, regrette Fabienne, c’est enrichissant de rencontrer un public aussi connaisseur et de qualité. Dommage. »

Par Adlène Meddi (ElWatan)
le 30 Octobre, 2008

Synthèse pour dz-live.com

“Difficile de ne pas être désenchanté en Algérie”


L’écrivain-journaliste Chawki Amari à Liberté

“Après Après-demain, Lunes impaires, Nationale 1 et Le faiseur de trous, Chawki Amari, l’homme aux multiples facettes (puisqu’il est géologue, journaliste, chroniqueur et caricaturiste) revient à ses premières amours : les Nouvelles en publiant chez Chihab éditions un recueil intitulé A trois degrés, vers l’Est. Lors de sa séance de dédicace jeudi dernier au Sila, l’auteur a répondu à nos questions. Entretien express.

Liberté : Dans votre nouveau recueil de nouvelles, “A trois degrés, vers l’Est”, un nouveau sentiment s’empare de votre écriture : le désenchantement. Pourquoi ?
Chawki Amari : Je ne sais pas. En même temps c’est difficile de ne pas être désenchanté en Algérie quand on a mon âge et qu’on a vécu toutes les périodes. On sent vraiment qu’on a raté quelque chose et qu’à plusieurs occasions historiques, on aurait pu vraiment décoller et faire un pays moderne avec beaucoup d’ambition et une véritable vision de l’histoire. Mais on a raté toutes les occasions. Pour un type de ma génération, j’avais 20 ans en octobre 88, c’était une période où on s’est dit qu’on pourrait faire quelque chose mais on n’a rien fait avec tout ça. Alors, de la déception et effectivement du désenchantement. Est-ce qu’on peut traduire ce sentiment en œuvre c’est-à-dire en livres, ou en films, pourquoi pas…bien sûr. Moi, je ne suis pas pessimiste, je ne suis pas positif non plus…Je suis entre les deux…Cet espèce de désenchantement, comme vous dites, correspond bien à l’état d’esprit général.

Certaines nouvelles sont des clins d’œil au désert. Le désert vous poursuit encore. Comment expliquer la fascination que vous cultivez pour ces espaces ?
Tous les gens normaux sont fascinés par le désert, parce que d’abord il n’y a personne et les rares qui y sont, sont des gens bien en général parce que justement, il n’y a personne. L’avantage du désert, c’est qu’on ne croise aucun ministre, aucun dirigeant. Mais dans mon recueil, il n’y a qu’une seule nouvelle sur 10 qui parle du désert. Mon précédent roman se passe dans le désert, et effectivement, on pourrait croire que je ne sais parler que du désert, mais ce n’est pas vrai. Ce recueil-là est très urbain, ça parle beaucoup d’Alger. D’ailleurs, c’est un livre sur Alger. Le désert intervient parce qu’il est dans la même verticale…sûrement !

Est-ce que la forme de la nouvelle est le procédé qui vous permet d’exprimer le mieux l’absurdité de l’Algérien ?
Je ne sais pas. Moi j’ai commencé à écrire par les nouvelles, ensuite j’ai fait des romans parce que les nouvellistes “mahgourine” un peu en Algérie. On dit généralement : “s’il écrit des nouvelles, c’est qu’il ne sait pas écrire un roman”. Donc j’ai fait des romans, mais je voulais vraiment revenir à la nouvelle parce que j’aime bien ce genre. C’est court, c’e