France: Manifestation contre la politique du “tout carcéral” de Rachida Dati


Les magistrats sont mobilisés ce jeudi pour s’opposer à la politique du ‘tout carcéral” et du ‘tout sécuritaire”de Rachida Dati. Pour cette journée d’action, les représentants de l’ensemble des professions judiciaires manifestent en guise de soutien aux magistrats.

Les représentants de l’ensemble des professions judiciaires, des avocats aux éducateurs en passant par les surveillants de prison ou les greffiers, manifestent ce jeudi leur soutien à la journée d’action des magistrats contre la politique de Rachida Dati.

C’est la convocation tard dans la nuit de magistrats ayant eu en charge le dossier d’incarcération d’un mineur (suicidé à la prison de Metz-Queuleu le 6 octobre) qui est à l’origine de cette journée d’action.

“L’action de Rachida Dati est catastrophique”, a jugé Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), dénonçant “un bilan très négatif, le plus mauvais de tous les gardes des Sceaux depuis très longtemps”.

“Le coup médiatique ne peut constituer une politique”, a-t-il ajouté, estimant que la ministre faisait preuve de “mépris” en comparant la journée d’action des magistrats à “un mouvement d’humeur”.

“C’est un mouvement spontané. Il y a nécessité d’interpeller l’opinion comme les politiques sur la gravité de la situation”, a souligné Simone Gaborieau, responsable parisienne du Syndicat de la Magistrature (SM, gauche).

“Il ne s’agit pas d’un mouvement corporatiste, toutes les professions judiciaires nous soutiennent”, a souligné Valérie Dervieux, responsable parisienne de l’USM, entourée de représentants des syndicats d’éducateurs judiciaires, de l’Administration pénitentiaire, des greffiers et de l’Association française de criminologie.

“Mécanisation de la justice”

Une délégation devait être reçue en fin de matinée par le Premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, et le procureur général de cette instance, Jean-Louis Nadal.

“Nous allons leur demander de saisir l’autorité compétente, c’est-à-dire le président de la République, pour expliquer nos craintes”, a dit Valérie Dervieux.

Alors que tous les barreaux de France ont annoncé leur soutien aux magistrats, le bâtonnier de Paris, Christian Charrière-Bournazel, a dénoncé “la mécanisation de la justice (qui) n’est pas digne d’un pays démocratique”. “Nous vivons une situation dangereuse. Ce sont nos libertés et nos droits qui sont en cause”, a-t-il ajouté.

“Un magistrat ne peut pas rendre une décision sereinement s’il s’expose à des convocations nocturnes ou à être livré en pâture à l’opinion”, a affirmé Paul-Albert Iweins, président du conseil national des barreaux (CNB), représentant tous les avocats français.

Représentant le syndicat des personnels de l’administration pénitentiaire Snepap/FSU, Sophie Desbruyères a critiqué le nouveau report de l’examen par le Parlement du projet de loi pénitentiaire: “cette loi doit sortir maintenant, elle doit être l’occasion d’un débat public sur la place de la prison (qui) doit être l’ultime recours”.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/manifestation-contre-la-politique-du-tout-carceral-de-rachida-dati_635723.html?xtor=RSS-186

23/10/2008

Synthèse pour dz-live.com

Hubert Védrine « Nous sommes en plein clash de civilisations »


L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, affirme que le choc des civilisations n’est pas une vue de l’esprit. Invité par les jeunes entrepreneurs méditerranéens, il dit qu’il ne faut pas attendre de miracle de l’Union pour la Méditerranée.

- Où en est l’Union pour la Méditerranée ? Les jeunes entrepreneurs et les hommes d’affaires attendent beaucoup de cette structure. Ils entendent investir des deux côtés de la Méditerranée…

Il ne faut pas trop attendre de l’Union pour la Méditerranée. La Méditerranée n’existe pas, sinon sur le plan océanographique, ou peut-être agricole. C’est plus un projet en construction. Les institutions ne régleront pas tous les problèmes. Pour être sincère, il y a plus d’homogénéité entre les Maghrébins eux-mêmes qu’entre ces derniers et les Européens. Les peuples ont beaucoup de points communs, comme la langue, la religion… Par contre, les dirigeants politiques n’ont pas réussi à donner vie à l’Union du Maghreb arabe, qui n’existe pas d’ailleurs. Les relations sont plus bilatérales. Les pays européens arrivent à surmonter leurs différences, surtout dans les moments de crise. Quand j’étais ministre des Affaires étrangères, je réunissais souvent de manière officieuse les ministres italien et espagnol au Quai d’Orsay pour discuter du Maghreb. On voulait donner l’exemple. Très vite, les intérêts particuliers prenaient le dessus. L’Italie ne voulait pas lâcher la Libye et essayait de grignoter le marché tunisien. L’Espagne de son côté visait le Maroc et lorgnait vers l’ouest de l’Algérie. L’Europe n’arrivait pas à avoir une position commune à 15, imaginez à 27 ! Les hommes d’affaires doivent compter surtout sur eux-mêmes. Il ne faut pas attendre de miracle de l’UPM.

- Vous dites que vous êtes convaincu que nous sommes en plein clash de civilisations ! N’est-ce pas trop alarmant, exagéré ?

Je ne suis pas de ceux qui passent leur temps à tenir des propos lénifiants dans les colloques. Oui, nous sommes en plein clash des civilisations. Pour mon rapport commandé par Nicolas Sarkozy, j’ai fait des études d’opinion, j’ai voulu savoir comment les Occidentaux et les musulmans se percevaient. Les rapports n’ont jamais été exécrables. Quand j’étais ministre, j’en discutais avec Jacques Chirac, qui était Président. Il me répondait qu’il ne croyait pas au choc des civilisations, qu’il préférait parler du choc des incultures. Pour moi, cela revient au même. Une fois ce diagnostic établi, il convient de le combattre, de construire autre chose. Mais ce clash existe.

- La guerre en Irak est passée par là…

La question est : les Etats-Unis sortiront-ils du manichéisme ? Les élections arrivent. La politique étrangère des Etats-Unis de ces dernières années était la plus idiote de ce qu’ils ont eu depuis leur création. Elle était mauvaise et nuisible. Le manichéisme est une vieille religion qui a connu son apogée aux Etats-Unis. On peut résumer cette politique en deux points : discuter avec ses amis et bombarder ou sanctionner ses ennemis. Ce n’est pas ainsi que je vois la politique.

- Les espoirs sont donc du côté de Barack Obama…

L’élection d’Obama aura un impact très fort dans le monde, non parce qu’il est Noir mais parce qu’il est métis. Il n’est pas seulement américain. L’attente est phénoménale, comme s’il sera le président du monde. En Afrique, il y a deux perceptions. Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, me disait qu’Obama a fait plus pour les Noirs que Martin Luther King, le révérend Jessie Jackson et les autres. Cependant, pour le président sénégalais Abdoulaye Wade, Barack Obama est américain, uniquement américain. Revenons à la Méditerranée. La question des flux migratoires pose toujours problème. Le Sud perçoit l’Europe comme une forteresse. Aucune société contemporaine ne peut se fermer complètement, mais aucune société complètement ouverte ne peut survivre. Il faut se diriger vers l’immigration co-choisie. Les partenaires du Sud veulent participer à ce choix, discutons avec eux.

- Et où en sont les relations entre la France et l’Algérie ?

On est loin du traité d’amitié. Le traité d’amitié est une vraie fausse bonne idée. On peut être amis sans traité. Des groupes des deux côtés de la Méditerranée ne veulent pas de ce traité. Je dirai que la relation entre la France et l’Algérie est routinière et attentiste.

- Comment vous, l’ancien ministre des Affaires étrangères, avez-vous réagi aux sifflets contre la Marseillaise au Stade de France ?

La réaction des politiques et des médias est disproportionnée ! Pour les sifflets, je trouve cela nul. Il faut prendre ces sifflets pour ce qu’ils sont : un mélange de frustration des jeunes de banlieues et une excitation de supporters. Cela reste juste un match de football.

Par Rémi Yacine

Le poète et penseur syrien Adonis à Alger: Plaidoyer pour “une résistance radicale”


La venue, la première du genre, du plus grand poète arabe encore en vie, Adonis, en Algérie est événement. Hier, à la bibliothèque nationale (BN) à Alger, le romancier Amine Zaoui, directeur de l’institution, n’a pas eu tous les mots pour saluer la présence de ce penseur et polémiste syrien et a estimé que cela permet de remettre l’Algérie sur “les devants de la scène culturelle et intellectuelle arabe”. “Adonis, ce poète différend, celui qui n’est pas d’accord même avec lui même.

Ce faiseur de grands adversaires, d’ennemis. Ceux-là même qui après l’avoir provoqué le soir, cherchent à se réconcilier avec lui le jour. Il est comme les prophètes qui subissent toutes les épreuves et en sortent grandis”, a témoigné Amine Zaoui. ”Ne le croyez pas, il a parlé avec son coeur pas avec son esprit”, a réagi avec philosophie, Adonis, 78 ans, suscitant les applaudissements de la salle. Une salle remplie. Adonis, qui vient de publier au Liban, où il vit, un recueil de poèmes, “Un papetier vend des livres d’astres”, a présenté une conférence sur l”idée du refus :“Vers une résistance radicale et globale” dans le monde arabe. Disant respecter le fait religieux comme “une conviction individuelle”, il a plaidé pour une laïcité qui ouvre la voie à l’émancipation et à la démocratisation des sociétes arabes.

Des sociétés, qui d’après lui, sont otages de systèmes oppressifs; nés des mouvements anti-coloniaux et qui tirent leur sève de la religion. “Je suis contre tout Etat bâti sur la religion. J’entend dire la religion en tant que système qui arrache à l’individu son identité”, a-t-il expliqué. Il s’est attaqué aux intellectuels arabes qui, selon lui, ont joué le jeu des régimes en place en remettant en cause le lien solide entre Etat et relégion. “Ces intellectuels, même ceux de gauche, se sont moqué des populations en disant qu’ils défendent leurs droits.

Tout ce qu’ils ont fait, c’est de courir vers le pouvoir”, a déclaré l’auteur de la célèbre thèse du “constant et du variable” (qui provoqué une immense polémique dans le monde arabe). A la fin de la conférence, Adonis a répondu à plusieurs questions. La bibliothèque nationale lui a remis une distinction. Son amie de longue date, Djamila Bouhired, s’est fait un plaisir de la lui offrir. Depuis 1971, le poète a reçu plusieurs prix en Syrie, aux Etat-Unis, en France, en Italie, en Turquie et en Macédoine. Nous reviendrons plus en détail sur la conférence d’Adonis dans notre édition de demain.

Fayçal Métaoui

Publié par El Watan le 14 octobre 2008

Le père Noël n’apportera pas son train électrique à Mohammed VI


Escapade / mercredi 8 octobre par Émile Borne pour backchich.info

Le projet de TGV marocain est mal engagé. Trop cher ! La SNCF vient de rapatrier de Rabat tous les ingénieurs qui travaillaient sur le projet.

En octobre 2007, pour sa première visite officielle de chef d’Etat, Sarko arrachait de Mohammed VI un accord de gré à gré, à la barbe notamment des Espagnols que le marché intéressait : la France, avec ses entreprises fleurons – comme Alstom, boîte chouchou de Sarko – aura l’honneur de construire et d’équiper la première ligne de TGV d’Afrique, entre Kenitra et Tanger ( à 320 km/h ) pour commencer.

Pour emporter le morceau, la France a accepté de mettre du beurre dans les épinards marocains : elle paiera à hauteur de 75 millions d’euros les études d’ingénierie et promet un effort pour financer le gros des travaux.

Les ingénieurs ont la facture un peu lourde

Mais voilà, les ingénieurs du groupe SNCF chargés d’établir un premier devis ont visiblement eu la main un peu lourde. La facture dépasse ce qu’imaginait l’acheteur. Si l’on se fonde sur une moyenne d’environ 10 millions d’euros le kilomètre, elle pourrait avoisiner les 2 milliards d’euros pour les 200 kilomètres de Kenitra Tanger. L’affront, le régime marocain l’a subi en comprenant qu’il aurait à régler la majeure partie de la douloureuse. Comme si après avoir préféré acheter des F16 américains d’occasion plutôt que des Rafale à Dassault, le bon roi Mohammed VI pensait que la France allait lui offrir son train électrique…

Sur place, un diplomate français assure que tout va bien, que la SNCF et son homologue marocaine l’ONCF n’ont pas rompu le contact, tout comme les représentants des deux gouvernements qui parlementent autour « du niveau de prestation ».

La certitude, c’est que les grandioses rêves ferroviaires de M6 en ont pris un sacré coup ces derniers temps. La ligne Tanger-Casablanca (Kenitra) ne constitue en fait qu’une petite pièce d’un projet plus fou : celui d’arrimer le Maroc à la riche Europe par l’intermédiaire d’un tunnel ferroviaire taillé pour les TGV et passant sous le détroit de Gibraltar. Un vieux serpent de mer auquel le Maroc et l’Espagne ont tenté de redonner consistance en 2006. Las, fin septembre, le quotidien espagnol El Pais a révélé le verdict peu réjouissant de récentes études. Creuser sous la Méditerranée est une autre paire de Manche que d’avancer dans la craie entre la France et la Manche. Avant de dire si cet ouvrage à plusieurs milliards d’euros est techniquement faisable, l’étude préconise d’abord de percer un tunnel de reconnaissance. Coût estimé : entre 900 millions et 1 milliard d’euros…

Quand le Maroc s’allie avec le diable espagnol

Le Maroc a en tout cas trouvé en l’Espagne un allié pour tenter d’impliquer l’Union européenne. Le 13 octobre, le gouvernement de Zapatero a prévu de se rendre à un conseil des ministres consacré aux affaires étrangères à Luxembourg avec deux membres du gouvernement marocain, dont Karim Ghallab, chargé des infrastructures. But de la manœuvre dont l’initiative n’a visiblement pas été partagée avec la cellule qui s’occupe à l’Elysée de l’Union pour la Méditerranée : obtenir un soutien – dans un premier temps institutionnel, financier ensuite si affinités – de l’Europe au projet de tunnel sous Gibraltar. Aux dernières nouvelles, malgré la crise financière, l’intervention était toujours prévue. « Le gouvernement espagnol va peut-être se ridiculiser, estime un observateur madrilène. En tous cas pour faire face à la terrible crise du BTP, il a prévu une vigoureuse relance des projets d’infrastructure ».

Quoiqu’il en soit, les Marocains seront sans doute heureux d’apprendre que les milliards que le régime de Mohamed VI veut dépenser dans le rail s’adressent surtout aux nantis, aux business man et aux touristes, clientèle visée par le TGV. Pour convaincre les 27, le régime a tenu à glisser dans le dossier la carte d’un réseau à grande vitesse rêvé. Avec un tunnel, les villes espagnoles et marocaines ne seraient qu’à quelques heures de TGV. Même un proche du dossier souligne « l’aberration économique du projet de grande vitesse ferroviaire marocaine. Etant donné que le niveau de vie privera le gros de la population de l’accès à un TGV, on voit mal comment la seule clientèle des riches et des touristes arrivera à rentabiliser le premier tronçon Tanger Kenitra ». Au risque de jeter de l’huile sur le feu, un observateur espagnol estime que l’Algérie s’y prend mieux en modernisant le réseau ferroviaire existant pour porter sa vitesse à 200 km/h.

Pas très prestigieux c’est vrai, mais plus efficace.
http://www.bakchich.info/article5340.html

Comment McCain use du racisme symbolique face à Obama


Les attaques du camp McCain contre Barack Obama ont plusieurs objectifs, et il serait abusif de les réduire à la seule manipulation d’une thématique raciste. Mais le racisme est bien présent dans la campagne du candidat républicain, et il présente des particularités suffisamment novatrices pour qu’on s’y arrête.

Il n’est plus possible depuis plusieurs années, aux Etats-Unis, d’étaler un racisme explicite, direct, de s’en prendre à la couleur de la peau, à la forme du crâne, à la chevelure, pour en déduire, avec éventuellement référence à la science, que la personne ou le groupe visés sont inférieurs, et peuvent être maltraités, infériorisés, disqualifiés ou surexploités. Le racisme est devenu plus subtil, et passe par des références à la culture.

C’est ce que des psychologues et des politologues américains ont appelé dès la fin des années 70 le racisme « symbolique », qui vise non pas les attributs physiques ou biologiques de la cible, mais ses valeurs supposées, son identité culturelle, ou religieuse, qui la rendraient irréductiblement différente, incapable de s’adapter à la Nation et à son credo, l’American creed, et donc aux valeurs du travail, de l’effort ou de la famille.

Mais jusqu’ici, la menace que les Noirs étaient supposés faire peser sur l’intégrité de la Nation ou sur l’harmonie du corps social était interne, cette fois-ci, avec Obama, le mal viendrait d’ailleurs, du dehors.

La colistière de John McCain, Sarah Palin, a nettement joué sur ce registre en s’interrogeant sur ce qui rend Obama différent à ses yeux: il n’est pas comme nous autres -comprenez les vrais Américains, mais entendez peut-être aussi les autres Noirs, les descendants d’esclaves-, il vient d’ailleurs, il a un drôle de nom. Il n’est pas vraiment américain, il y a en lui quelque chose d’étranger. Il ne pourrait pas vraiment comprendre l’Amérique, il n’en aurait pas la parfaite connaissance, celle qui provient de l’intérieur.

Son deuxième prénom, Hussein, ne fleure-t-il pas l’islam et pourquoi pas l’islamisme?

Cette image de l’altérité appelle le rejet, et non l’infériorisation. Obama, dans cette perspective, est un danger pour les Etats-Unis, le problème n’est pas, comme dans le racisme classique, de mettre un Noir à sa place, en bas, dans un emploi inférieur et difficile, mal payé, de l’enfermer dans un quartier de ségrégation, il n’est pas davantage dans la dénonciation d’une sorte de parasitisme social, d’une supposée paresse propre aux Noirs, qui leur ferait préférer l’aide sociale au travail, et accepter la décomposition de la famille.

Non, le problème est de refouler un danger externe. C’est pourquoi, dans le discours de John McCain et de sa colistière, Obama est également suspect d’accointance avec le terrorisme, prêt, dit Sarah Palin, à s’en prendre à son propre pays –n’a-t-il pas fréquenté dans le passé deux activistes du groupe des Weathermen, William Ayres et Berbadine Dohrn ; son deuxième prénom, Hussein, ne fleure-t-il pas l’islam et dès lors, pourquoi pas, l’islamisme?

Un autre aspect de la thématique raciste, telle qu’elle est mise en œuvre pour tenter d’affaiblir Obama, consiste à dire qu’il cache son jeu, qu’il ne se donne pas à voir tel qu’il est vraiment. Il y aurait chez lui des dimensions secrètes, masquées, qui tiendraient à sa personnalité, à son parcours, il y aurait des motivations réelles bien distinctes de ce qu’il avance en public.

Qui est cet homme, martèle John McCain à son propos, prétendant que « même à ce stade avancé de la campagne, il demeure des choses essentielles que nous ne savons pas au sujet du Sénateur Obama » -une affirmation stupéfiante quand on sait que la campagne présidentielle a commencé il y a deux ans. Et John McCain résume sa pensée : « Qui est le vrai Barack Obama ? »

Celui-ci est ainsi présenté comme une menace insidieuse, dissimulée, il est proche de ceux qui complotent contre la Nation, il est, dit McCain « dangereux » et fait courir « trop de risques à l’Amérique ».

Il y aurait deux Obama, et non pas un, dit Sarah Palin, qui considère que lorsqu’on lui pose une question, « il n’est pas malhonnête, mais il y a deux dimensions : le jugement ou la sincérité, et l’incapacité de répondre simplement à une question élémentaire ». Il y aurait de la duplicité chez Obama, quelque chose qui fait, si l’on peut dire, qu’il n’est pas clair.

Une forme de racisme qui rappelle l’antisémitisme

Ajoutons l’anti-intellectualisme, qui lui reproche ici ou là d’avoir fait des études dans une université de premier plan, de bien s’exprimer –trop bien peut-être : bien des ingrédients rappellent ici une forme de racisme que l’on ne s’attendait pas à rencontrer, l’antisémitisme.

Un pied dedans, et un pied dehors, et donc jamais vraiment dans la Nation, cachant un jeu évidemment maléfique, lié aux forces du mal et de l’étranger : Obama est traité dans les catégories du soupçon et de la traîtrise, exactement comme les Juifs, souvent, dans l’histoire, furent accusés de menacer l’intégrité de la Nation, de trahir (souvenons-nous de l’Affaire Dreyfus), de pactiser avec des forces diaboliques. Une thématique empruntée à l’antisémitisme vient ainsi renforcer celle du racisme anti-Noirs, elle-même voilée et indirecte.

Marketing politique, ou spontanéité de ceux qui connaissent les affects d’une partie au moins de leur électorat potentiel ? Les deux vraisemblablement. Toujours est-il que cette argumentation joue sur un mélange inédit, où s’agrègent une haine raciale traditionnelle, quelque peu édulcorée, et des thèmes empruntés à un registre qui d’ordinaire fonctionne à propos des Juifs, et donc d’un autre groupe que les Noirs.

La force de ce discours nauséabond est qu’il flatte un électorat blanc soucieux de l’intégrité de la Nation, ainsi que de sa sécurité, tout en étant susceptible de diviser l’électorat noir, encourageant alors les Africains-américains, les « vrais » citoyens Noirs du pays, à se méfier eux aussi du personnage « pas assez noir » que serait Obama, comme on l’entend dire parfois, y compris, de façon agressive, par le pasteur Jessie Jackson.

Il faut souhaiter, pour les Etats-Unis, comme pour le monde entier, que le néo-racisme que manipule ainsi John McCain soit la marque d’un candidat en perte de vitesse, et de moins en moins capable d’embrayer sur les attentes de l’électorat.

Photo : Barack Obama a Dayton le 9 octobre (Jim Young/Reuters).
http://www.rue89.com/campagnes-damerique/2008/10/10/comment-mccain-use-du-racisme-symbolique-face-a-obama

Un nouveau Bretton Woods, par Christian de Boissieu et Jean-Hervé Lorenzi


Le monde va mal. Il est traversé par des lignes de fracture et une crise de confiance insoupçonnables il y a encore quelques mois. Les difficultés d’acceptation du plan Paulson illustrent ce défi majeur qui consiste à passer d’une ère à l’autre, c’est-à-dire d’un monde géré par les puissances occidentales à un nouveau dans lequel 50 % de la richesse est produite ailleurs. C’est la raison pour laquelle la réunion du G8, même élargi, ne peut suffire. Il s’agit de reconstruction et non pas d’adaptation même si la démarche passe d’abord par des solutions urgentes destinées à résoudre la crise actuelle.

La complexité et la gravité de la situation nous ont amenés à appeler à la convocation rapide d’un Bretton Woods financier (Le Monde du 28 août). L’idée, partagée par d’autres, a fait son chemin. Il s’agit maintenant de lui donner de la chair.

En 1944-1945, lors de la conférence originelle de Bretton Woods, le défi était clair : promouvoir, après la guerre, la reconstruction et la croissance, grâce au respect de règles du jeu monétaires (stabilité des changes et retour à la convertibilité des monnaies sous l’égide du FMI) et à la promotion du développement (Banque mondiale). Le monde pourrait rêver de taux de change moins instables sur le plan mondial. Mais, pour des tas de raisons économiques, financières et politiques, il n’y a rien à attendre de ce côté-là avant longtemps. L’heure, aujourd’hui, est à la refondation du système bancaire et financier international, comme l’exige la crise financière actuelle.

Un Bretton Woods financier aurait donc l’avantage, en réunissant d’emblée et de plain-pied tout le monde, d’envoyer le signal de la rupture, tant sur la nature des relations entre la finance et l’économie réelle que de la réalité des nouveaux rapports de force internationaux.

Cette conférence financière mondiale, convoquée très rapidement, aurait deux tâches principales. D’abord, elle doit permettre de mettre en perspective et en cohérence un certain nombre de recommandations éparses suggérées par la crise financière : meilleur fonctionnement des agences de notation, élargissement du périmètre de la réglementation prudentielle, ajustement des normes comptables internationales, accord sur des règles du jeu appliquées par les fonds souverains, amélioration du contrôle interne et de la supervision externe des institutions financières, etc.

COGESTION DES CRISES

Une grande partie de ces thèmes appelle une réponse réglementaire, même si certains sont mieux pris en charge par des “codes de bonne conduite”, conseillés mais en théorie facultatifs, et que sur certains points l’autorégulation suffit. Un Bretton Woods financier donnerait de la cohérence à tout cela en rappelant que si l’on veut éviter, à l’avenir, les dramatiques désordres d’aujourd’hui, il faut sérieusement relativiser l’idée de la bienfaisance naturelle des marchés.

La seconde tâche centrale d’une telle conférence serait de redéfinir le rôle du FMI. Au regard de ses activités traditionnelles, le Fonds n’a pratiquement plus de clients ; ces derniers ont profité qui du choc pétrolier, qui de la flambée des prix alimentaires pour se désendetter et voler de leurs propres ailes. Désormais, le FMI doit se consacrer, à titre principal, à la prévention, à la détection avancée et à la cogestion des crises bancaires et financières de nature systémique. Cela peut faire sourire, tant l’exercice est compliqué. Si les crises étaient correctement prévues, elles n’interviendraient pas, ou avec effets très atténués.

Quant à l’idée de cogestion des crises, elle évoque le besoin de faire travailler ensemble encore plus intensément qu’aujourd’hui les gouvernements, les banques centrales et le Fonds, dans le respect des compétences de chacun. Actuellement, le FMI ne dispose d’aucun pouvoir réglementaire en matière bancaire et financière. Sur certaines questions globales (exemple des agences de notation, des fonds souverains…), il serait utile de l’en doter. On devine ici la résistance des Etats au nom de la souveraineté nationale (ou plutôt de ce qu’il en reste…), mais il faudra les rassurer en soulignant que l’essentiel du pouvoir réglementaire et du contrôle prudentiel dans le domaine bancaire et financier demeurera de la compétence nationale et également, dans le cadre de l’UE, communautaire.

Par son histoire et sa culture, l’Europe doit être en flèche dans la mise en oeuvre d’une réelle gouvernance bancaire et financière mondiale. Elle est aujourd’hui la victime des désordres d’outre-Atlantique. Elle est majeure dans l’équilibre économique mondial à venir. C’est à elle de prendre l’initiative de ce nouveau Bretton Woods, dont elle sortira plus unie et plus renforcée.

Christian de Boissieu est président du Conseil d’analyse économique.

Jean-Hervé Lorenzi est président du Cercle des économistes.

http://www.lemonde.fr du 07 10 2008

Union européenne Pacte sur l’immigration: le génie et les géniteurs


C’est peut-être la seule réalisation de taille de la présidence française de l’UE, celle d’une vision étrangement eugéniste du phénomène de l’immigration.

Du livre vert sur l’immigration en 2005 au Pacte sur l’immigration en septembre 2008, il aura fallu aux dirigeants européens quatre années de débats, dominés par la démagogie et les surenchères politiciennes, pour aboutir à un consensus honteux dans leur gestion de l’immigration. Peut-on conclure autrement lorsque l’Europe démocratique met, dans ce qu’elle appelle le « Pacte sur l’immigration », tous les atouts et avantages de la migration de son côté, y compris au prix de l’appauvrissement des pays pourvoyeurs de main-d’oeuvre qualifiée, c’est-à-dire ceux de l’hémisphère Sud de ce monde ? Qui plus est, le Pacte sur l’immigration que viennent d’adopter, vendredi dernier à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’UE, a été mené et conçu sans aucune consultation sérieuse avec les pays tiers pourvoyeurs d’immigrés.

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Maroc: Fermeture des écoles coraniques et du site internet du Cheikh Maghraoui


Fermeture des écoles coraniques et du site internet du Cheikh Maghraoui

Les autorités marocaines ont fermé les écoles coraniques d’un théologien, auteur d’une fatwa autorisant le mariage des fillettes de neuf ans, et elles prévoient la fermeture complète de son site internet “dès vendredi”, a indiqué jeudi une source sécuritaire à Rabat.

Fermeture des écoles coraniques et du site internet du Cheikh Maghraoui. “Les instructions des services portent sur la fermeture de l’ensemble des sites de Mohamed Maghraoui, notamment le siège de son association “Prédication pour le Coran et la tradition du prophète” qui se trouve à Marrakech” (sud), a indiqué cette source à l’AFP.

“Les petites écoles coraniques et le siège de l’association ont été fermées, le site internet le sera totalement, dès vendredi,” a-t-elle assuré.

Les écoles coraniques appartenant au cheikh Mohamed Maghraoui accueillent depuis début 2003 des jeunes âgés de 6 à 16 ans.

Selon la presse, M. Maghraoui est un salafiste wahhabite orthodoxe et son association est “financée par des aides saoudiennes”.

Début septembre, Mohamed Maghraoui, fondateur de cette association islamique à Marrakech qui revendique une soixantaine de “maisons coraniques” dans le pays, a mis en ligne une fatwa (avis religieux) qui autorise le mariage des filles de neuf ans.

“Les filles de neuf ans sont aussi capables de mariage que celles de 20 ans et plus”, avait affirmé le théologien.

Cet avis religieux a suscité des réactions de protestations parmi des organisations non-gouvernementales et la presse marocaines, et qui ont culminé dimanche avec une condamnation par le Conseil supérieur des oulémas (présidé par le roi Mohammed VI) et l’ouverture d’une enquête par le procureur du roi à Rabat.

L’âge minimum du mariage des filles au Maroc a été fixé à 18 ans par le Code de la famille, adopté en 2004.

AFP
Jeudi 25 Septembre 2008
http://www.emarrakech.info/Fermeture-des-ecoles-coraniques-et-du-site-internet-du-Cheikh-Maghraoui_a16254.html

IRAN: Quatre cyberféministes , six mois de prison chacune


Reporters sans frontières trouve scandaleuse la décision de la treizième chambre du tribunal de Téhéran de condamner à six mois de prison les cyberféministes Parvin Ardalan, Jelveh Javaheri, Maryam Hosseinkhah et Nahid Keshavarz pour “publication d’informations contre le régime“ en vertu de l’article 500 du code pénal islamique. Les autorités leur reprochent de collaborer aux journaux en ligne Zanestan (”La cité des femmes” - http://herlandmag.net/) et Tagir Bary Barbary (“Changement pour l’égalité“ - http://we-change.org/) , qui défendent la cause des femmes en Iran. Elles restent libres en attendant le verdict du jugement d’appel.

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“Je pars et je ne reviendrai pas”


Il y a deux ans, le frère de Mohammad Al-Abdallah, Omar, a été condamné à une peine de cinq ans de prison en Syrie pour avoir critiqué la politique du gouvernement sur un forum en ligne. En décembre dernier, le père de Mohammad, Ali Abdallah, a été arrêté après s’être prononcé en faveur d’une réforme politique en Syrie en tant que signataire de la Déclaration de Damas, groupe d’activistes syriens militant pour un « changement démocratique et radical ». Il est toujours en détention dans la prison d’Adra en Syrie, où il souffre de problèmes de santé. Aujourd’hui, Mohammad s’élève ouvertement contre les violations des droits humains, la censure et la corruption politique dans son pays sur son nouveau blog « Je pars et je ne reviendrai pas ». APN a rencontré Mohammed à Beyrouth.

Par Alexandra Sandels

APN : Pourquoi ce blog ?

Mohammad : L’idée de créer un blog m’est venue lorsqu’on m’a demandé de parler des pratiques sur Internet en Syrie lors d’une conférence à Beyrouth organisée plus tôt cette année par la Fondation Samir Kassir. J’ai mon blog depuis environ quatre mois maintenant. Je l’avais d’abord créé sur blogspot, puis je l’ai transféré récemment sur wordpress, puisque blogspot est bloqué en Syrie. Il est très important pour moi que les lecteurs à l’intérieur des frontières de la Syrie aient accès à mon blog. Je le vois comme une continuation de ce que faisait mon frère avant son arrestation et son incarcération. Comme lui, j’écris principalement sur les questions de politique et de droits humains en Syrie. Parfois également, on a des informations importantes que l’on souhaite partager avec tout le monde, mais on n’a nulle part où les publier. On peut par exemple être le premier à apprendre qu’un activiste ou un écrivain a été arrêté en Syrie. Le fait de l’écrire sur son blog est un excellent moyen de partager cette information avec le monde.

APN : Pensez-vous que les blogs soient capables de changer le monde ou la situation dans votre pays ?

Mohammad : Personne ne peut dire avec certitude si les blogs peuvent ou ne peuvent pas changer la situation d’un pays. Je ne peux pas dire si notre action, en tant que blogueurs, est « grande » ou « petite », pour ainsi dire. Mais je suis persuadé que nous avons un effet, sinon les autorités ne feraient pas tout leur possible pour tenir les cyberactivistes en échec. Récemment, un activiste syrien a été arrêté et personne n’a parlé de son sort sauf les blogueurs. Ils ont été les premiers à s’en rendre compte et toute l’histoire est partie des blogs.

APN : Quelle différence y a-t-il selon vous entre un blogueur et un journaliste dans votre pays ?

Mohammad : Pour moi, la plus grande différence entre un blogueur et un journaliste réside dans le fait qu’il n’y a pas de règles, ni de censure imposées aux blogs. On n’a pas à se préoccuper du nombre de mots de l’article, ni des rédacteurs en chef qui sont sur votre dos et qui vous disent ce qu’il faut faire ou ne pas faire. La chose la plus importante est que l’on peut publier exactement ce que l’on veut. Vous êtes le seul à choisir chaque mot que vous écrivez. Vos écrits ne sont pas soumis à une censure avant publication, comme c’est le cas pour les journaux. En Syrie, les journalistes font l’objet d’une censure de grande envergure. Il n’y a pas de journaux indépendants en Syrie. Ils sont tous contrôlés par le gouvernement d’une manière ou d’une autre.

APN : Pratiquez-vous l’autocensure ?

Mohammad : Je ne pratique pas l’autocensure parce que je n’écris pas mes articles depuis la Syrie. Mais si j’étais là-bas, je ne pourrais pas écrire tel que je le fais maintenant. Je me souviens lorsque je vivais encore en Syrie, je réécrivais certains textes, afin d’être sûr de désigner les hauts responsables politiques par leur titre exact lorsque je les mentionnais dans mes articles. Si vous n’avez pas de chance, vous pouvez avoir des problèmes pour n’avoir pas respecté cela. Donc oui, l’autocensure, même parmi les blogueurs, est monnaie courante en Syrie. Parfois, je remarque que des blogueurs qui écrivent depuis la Syrie suppriment les commentaires que je laisse sur leurs blogs, parce qu’ils ont peur.

APN : Quels sujets sont donc considérés comme tabous en Syrie ?

Mohammad : Les sujets les plus tabous sont, bien entendu, le président et sa famille, les services de sécurité syriens, l’opposition politique et tout ce qui concerne les relations de la Syrie avec le Hezbollah.

APN : Cela en fait beaucoup. Comment les Syriens arrivent-ils à s’informer sur ce qui passe VRAIMENT dans leur pays ?

Mohammad : Le concept de « droit à l’information » est tout simplement inexistant en Syrie. Vous ne trouverez jamais la vérité sur ce qui se passe vraiment au niveau gouvernemental. Les blogs constituent cependant une source d’information utile.

APN : Quels sujets vous inspirent ?

Mohammad : Mon passé d’activiste des droits humains m’inspire des articles sur les droits humains et la politique en Syrie. J’écris aussi beaucoup sur la situation des blogueurs dans le monde arabe.

APN : Avez-vous déjà été victime de harcèlement ou de tentative d’intimidation pour votre activisme ?

Mohammad : Pas personnellement puisque je n’écris pas depuis la Syrie. Mon frère, en revanche, purge actuellement une peine de cinq ans de prison, tout comme six autres étudiants syriens, pour avoir critiqué les autorités syriennes sur leurs blogs. Il est détenu dans une prison militaire depuis deux ans et demi maintenant. On ne m’a pas autorisé à lui parler depuis mars 2006. Si j’ai peur d’être persécuté pour mon travail ? C’est une question que vous devriez poser aux blogueurs en Syrie, pas à moi. Je suis persuadé qu’ils ont peur.


APN : Existe-t-il une différence entre écrire un blog en anglais ou en arabe en Syrie ?

Mohammad : Si vous êtes un blogueur en Syrie et que vous écrivez en anglais, les autorités ne vous causeront aucun problème. Ce qu’ils ne veulent pas, c’est que les Syriens puissent lire vos critiques du gouvernement, ils se fichent pas mal du monde extérieur. Mais écrire en arabe, ce que font la majorité des blogueurs, est ce qui cause le plus de problèmes.

APN : Quels sont vos projets pour l’avenir ? Avez-vous l’intention de poursuivre votre blog ?

Mohammad : Oui, je vais continuer à écrire sur mon blog. Je n’ai pas l’intention d’arrêter. Pour ce qui est de mes projets d’avenir, je souhaiterais améliorer mon anglais à l’écrit et commencer à écrire plus d’articles en anglais, pour pouvoir toucher des gens en Europe et aux États-Unis. Mon objectif est de continuer à écrire sur mon blog à la fois en arabe et en anglais.

Alexandra Sandels est une journaliste suédoise basée à Beyrouth

http://www.arabpressnetwork.org/articlesv2.php?id=2641&lang=fr


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