Chute des prix du pétrole. Conséquences fatales sur l’Algérie en 2009


Si l’Algérie est assurée de réaliser 80 milliards de dollars de recettes pétrolières et de gaz, en 2008, en dépit de la chute vertigineuse des cours sera-t-il de même pour l’année prochaine ? En effet, sous les pressions de la crise financière, les prix du baril de pétrole sont passés sous la barre des 100 dollars. La chute des cours du brut est de près de 20 dollars.
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LE WEEK-END UNIVERSEL COÛTE CHER AU PAYS


1 milliard de dollars de pertes chaque année. Après les entreprises, bientôt l’administration?

Il s’agit d’un dossier épineux qui s’ajoute aux autres déjà nombreux du gouvernement: le week-end universel.

La Nouvelle conserverie algérienne (NCA), qui fabrique les célèbres jus de fruits «Rouiba», vient d’adopter, pour ses travailleurs, le nouveau week-end et cela depuis le 6 septembre dernier. Ainsi, les travailleurs de cette entreprise privée se reposent le vendredi et le samedi au lieu du jeudi et vendredi, week-end officiel algérien. La NCA, qui est une entreprise privée et de droit algérien, rejoint ainsi Arcelor-Mittal Annaba, filiale algérienne du géant mondial de l’acier qui avait décidé en juin 2007 d’adopter le week-end du vendredi et samedi au lieu des jours de repos habituels. Il faut signaler que ce n’est pas la seule entreprise étrangère de droit algérien qui adopte le week-end universel.

Les opérateurs de téléphonie Djezzy, Nedjma et même Lacom, les plus importantes entreprises de télécom dans le pays, ne travaillent pas les vendredis et samedis et cela depuis leur installation en Algérie. A cela s’ajoutent les ambassades orientales et surtout occidentales comme celles de la France, la Grande-Bretagne ou encore celle du Canada, qui est revenue au week-end universel depuis le mois de mai dernier. Seule l’ambassade des États-Unis adopte encore le week-end algérien.

Si l’adoption du week-end universel par les entreprises étrangères est normal en raison des échanges commerciaux et de communication avec leurs maisons mères à l’étranger, le choix de la NCA est tout de même surprenant et audacieux, car elle reste la première entreprise privée locale à se plier aux exigences économiques internationales et cela au détriment de la politique locale. Une décision qui, si elle n’est pas suivie de réaction étatique ou gouvernementale, peut pousser les autres groupes économiques tels que SIM ou Hamoud Boualem qui possèdent des échanges commerciaux importants avec des pays occidentaux et voisins.

Sur le plan politique, le week-end universel a ses défenseurs et ses opposants. Le premier qui applaudira la décision de NCA sera le Forum des chefs d’entreprises (FCE) qui avait appelé ses adhérents à opter pour un nouveau week-end, les vendredi et samedi.

L’Ugta avait pour sa part préconisé aux pouvoirs publics de modifier les journées de repos hebdomadaire et d’opter pour les vendredi et samedi comme nouveau week-end pour tous les travailleurs algériens. Mais le gouvernement n’a pas répondu favorablement à cette demande, tout en laissant les entreprises décider seules de changer leur week-end.

En fait, les autorités avaient sérieusement envisagé, durant les années 90, du temps du gouvernement Hamrouche et de Ghozali, de revenir au week-end universel (samedi et dimanche) pour des raisons politiques: lutter contre l’influence des islamistes radicaux. Mais, finalement, ces derniers ont eu raison du gouvernement. Aujourd’hui, les partis islamistes comme En Nahdha, Islah et le MSP soutiennent toujours le week-end musulman adopté par l’Algérie au même titre que la Libye et l’Arabie Saoudite.

Et pourtant, Boumediene qui avait abandonné en 1976 le week-end universel, avait demandé que les banques et les assurances ne soient pas touchées par cette mesure gouvernementale. Ce qui explique qu’aujourd’hui, les banques publiques et les assurances adoptent indirectement le week-end universel, puisqu’elles ne travaillent pas les samedis. «Nos plus importants échanges financiers se font avec les banques étrangères, c’est pourquoi la banque adopte presque le même week-end occidental», nous confirme une source de la Banque centrale.

Ce qui a arrangé d’ailleurs l’installation des banques occidentales tel que Société Générale, Hsbc, Cetelem ou encore BNP, qui ne perdent finalement qu’un jour du week-end universel.

Mais, malgré cela, le week-end musulman pénalise fortement l’économie algérienne: les opérateurs locaux ne travaillent que trois jours effectifs par semaine avec l’étranger (lundi, mardi et mercredi). Les plus grands perdants en crédibilité dans cette affaire ce sont les entreprises de courrier express, tel que Fedex, DHL ou encore UPS qui, à cause du week-end algérien, un courrier qui est sensé arrivé en 24h prendra plus de 72 heures pour arriver si il est envoyé un jeudi.

Aujourd’hui, les raisons de ces changements sont beaucoup plus économiques que politiques ou religieuses. Selon les estimations de la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale), l’Algérie perd chaque année, près d’un milliard de dollars, pour cause de décalage entre le congé hebdomadaire local et le week-end universel, en vigueur dans les pays occidentaux, avec lesquels elle réalise l’essentiel de ses échanges commerciaux.

Anis MANSOURI
18 Septembre 2008
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-09-18/56375.html

Haro sur les fonds étrangers en Algérie


Le nationalisme économique est de retour en Algérie. Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé, le 8 septembre, que les banques étrangères exerçant en Algérie seront contraintes de consacrer une partie de leurs fonds à l’investissement productif, et pas seulement au soutien des importateurs ou à la promotion du crédit à la consommation.

L’activité des banques étrangères se concentre sur le crédit automobile, qui a explosé ces derniers temps, au point d’amener le gouvernement à instaurer une taxe supplémentaire sur la vente des véhicules.

Cette mesure complète une série de décisions durcissant, depuis un mois, les conditions d’investissement et de transferts des capitaux. Elles font suite à un discours du chef de l’Etat exprimant sa déception, en juillet, à l’égard des résultats peu probants des facilités accordées aux investisseurs étrangers.

Ceux-ci sont accusés de ne pas créer d’emplois - ou fort peu -, de ne pas permettre de transfert de savoir-faire ou de technologie et de ne pas accroître la production.

En revanche, les entreprises étrangères auraient effectué de substantiels transferts de bénéfices vers l’étranger. L’économiste Abdelhak Lamiri, directeur de l’Institut international supérieur de management d’Alger, a fait grand bruit en chiffrant ces bénéfices à 7 milliards de dollars pour l’année 2007 et en indiquant qu’ils pourraient avoisiner les 50 milliards dans les quinze années à venir.

Cette estimation a été contestée à Alger, mais elle a provoqué un redoublement des critiques dans la presse à l’encontre des autorités accusées d’accorder une importance excessive aux investisseurs étrangers dans la relance de l’économie.

Message entendu par le gouvernement qui a décidé, le 1er septembre, d’introduire dans le projet de loi de finances 2009, une taxe de 15 % sur le rapatriement par les filiales étrangères de leurs bénéfices, jusque-là exonérés d’impôt.

D’autres contraintes ont été annoncées, comme un droit de préemption de la puissance publique sur les entreprises cédées par des étrangers ou des nationaux, ou bien encore l’obligation que l’Etat détienne au moins 51 % dans les projets d’investissement engageant les fonds publics.

Ce regain d’interventionnisme a été en partie motivé par l’acquisition d’Orascom Cement (du groupe égyptien Sawiris) par Lafarge, en décembre 2007, pour un montant de 8,8 milliards d’euros. A la faveur de cette transaction, le groupe Lafarge s’est retrouvé propriétaire de deux cimenteries en Algérie, situées à Sig et à M’Sila, pour lesquelles d’importantes exonérations fiscales avaient été accordées à Orascom.

L’affaire n’avait rien d’illégal et c’est là que le bât blesse. Lafarge a pu s’implanter en Algérie à la faveur d’une opération qui court-circuitait l’Etat algérien.

Ce changement de règles du jeu risque de brouiller un peu plus l’image de l’Algérie auprès des investisseurs étrangers et de compliquer son dossier d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Amir Akef - 19 09 2008
http://www.lemonde.fr/opinions/

220 entreprises publiques économiques seront soutenues par l’Etat


Le gouvernement semble vouloir opérer un coup d’accélérateur dans le secteur public économique. Les déclarations, non pas du chef du gouvernement, mais du patron de la Centrale syndicale confirment cette option qui a commencé déjà à se dessiner il y a quelque mois. Ainsi, pas moins de 220 Entreprises publiques économiques (EPE) sont concernées par le soutien financier décidé par le gouvernement pour la relance du secteur économique public, en vue d’en faire un «moteur» du développement national, a affirmé samedi dernier le secrétaire général de l’UGTA au cours d’une visite qui l’a conduit à Tizi Ouzou où il a eu à visiter l’Entreprise nationale des industries électrotechniques (ex-ENEL), l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (ENIEM) et l’unité d’ameublement de Taboukert. Sidi Saïd a précisé, au même titre, que ce soutien à l’investissement au sein des EPE soit nécessairement assorti de mesures d’accompagnement par l’Etat, notamment en ce qui concerne la réduction des taxes sur l’importation des matières premières.
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EPLF, À qui profite la dissolution ?


En remettant en cause les performances des EPLF appelées à être dissoutes, les pouvoirs publics encouragent-ils sciemment un démantèlement des capacités nationales de construction et de promotion immobilières ? Au profit de qui ? Cherche-t-on à affaiblir le secteur public national au profit des promoteurs émiratis ou autres au risque de compliquer davantage l’accès des nationaux au logement ? Pourquoi ce forcing à démanteler un outil de production qui fonctionne et reste performant ?
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Réévaluation du dinar : les incohérences de la Banque d’Algérie


Une semaine après les révélations de TSA (toutsurlalgerie.com) sur la demande émise par le FMI concernant une réévaluation du dinar (lire notre article), la Banque d’Algérie peine à justifier sa politique monétaire, notamment en matière de change. En dépit des démentis, TSA maintient ses informations : le FMI a bien demandé aux autorités algériennes de réévaluer le dinar et de lever partiellement le contrôle des changes. Nous maintenons également que les deux dévaluations de 1994 (50% en avril puis 15% en septembre) ont été décidées sans l’accord du FMI qui était même opposé à une telle décision. Lire la suite »

Sonatrach veut élargir ses réserves gazières en Afrique


Les critères d’entrée sur le domaine minier algérien changent. Il faut désormais proposer à Sonatrach un partenariat à l’international pour en être. De préférence en Afrique et dans l’amont gazier.

L’agence Alnaft, en charge de la valorisation des hydrocarbures a lancé un appel d’offres « historique » pour l’obtention de permis de recherche sur 45 blocs du domaine minier algérien dont les lauréats seront connus en décembre 2008. L’entrée des compagnies étrangères sur l’amont pétrolier algérien était suspendue depuis 2004. Elle a repris au début de l’année 2008 avec un premier appel d’offres portant sur 10 blocs, lancé par la nouvelle agence, l’une des deux instituées par la loi d’avril 2005, amendée en juillet 2006. La reprise de l’effort de recherche-exploration, en partenariat avec les compagnies étrangères, a été l’occasion de décliner la nouvelle doctrine algérienne en la matière. Les compagnies pétrolières sélectionnées devront assortir leurs offres techniques et financières d’une offre de partenariat à Sonatrach pour l’associer à l’accès sur d’autres domaines miniers pétroliers dans le monde. Cette nouvelle orientation, esquissée déjà en janvier dernier par le ministre algérien de l’énergie et des mines, M Chekib Khelil, a été précisée en juillet dernier. La qualité de l’offre de partenariat à l’international faite à Sonatrach sera le facteur décisif dans le choix de l’entrant sur l’amont algérien. Entre 2001 et 2004, c’est le critère financier (droit d’entrée) qui décidait du sort des sept appels à concurrence pour obtenir un permis de recherche pétrolière en Algérie. Avec 59 milliards de dollars de recettes énergétiques en 2007, le gouvernement a donc décidé de changer d’approche dans la sélection des entrants sur le domaine minier algérien. Le président de Sonatrach M Mohamed Meziane parle désormais de « partenariats croisés » avec les compagnies étrangères intervenants en Algérie.

Priorité au gaz sur le continent africain

Toutefois, Sonatrach ne compte pas partir à l’abordage de l’amont pétrolier international à l’avenant. Dans la partie du cahier des charges de Alnaft consacré aux soumissionnaires sélectionnés pour entrer sur les blocs miniers en Algérie, des préférences géographiques seraient proposées sur les pays ou souhaitent être accompagnée Sonatrach. Une source autorisée a affirmé au journal Les Afriques que cinq pays seraient classés prioritaires par Alnaft et que les compagnies sélectionnées qui y proposeraient un partenariat dans la recherche exploration à Sonatrach seraient privilégiés. Ces cinq pays sont l’Egypte, la Libye, le Nigeria, Trinidad & Tobago et le Venezuela. Deux observations s’imposent, la prévalence du potentiel gazier et de l’Afrique. Sonatrach se veut d’abord un des leaders mondiaux dans le gaz naturel liquéfié (GNL), engagé avec ses clients pour exporter 85 milliards de m3 de gaz en 2010. Le ministre de l’énergie et des mines parle de réaliser 25% du chiffre d’affaires de Sonatrach à l’international en 2015. Ce pronostic, jugé un tantinet propagandiste par des cadres « sérieux » du secteur, implique des découvertes de pétrole et surtout de gaz naturel en dehors de l’Algérie pour espérer se réaliser. Sonatrach a déjà obtenu un permis de recherche en Libye, mais elle veut bénéficier du partenariat d’une major ou d’une grande compagnie internationale pour faire une percée significative dans l’amont égyptien et nigérian. Trinidad & Tobago est connu pour son très gros potentiel gazier (off shore) et l’entrée au Venezuela est jugée possible, notamment en raison des bonnes relations politiques entre Alger et Caracas.

Le panel des intervenants va se réduire

Le pays, d’entre ces cinq destinations, avec lequel l’Algérie va développer les relations énergétiques les plus fortes est bien sûr le Nigeria. Un gazoduc de plus de 4500 km, le transaharian pipeline gas (TSPG), doit acheminer entre 15 et 20 milliards de m3 de gaz naturel des champs du sud du Nigeria jusqu’au marché du sud de l’Europe. Si la faisabilité technique de l’ouvrage a été reconnue par une étude indépendante, les modalités de commercialisation de ce gaz ne sont pas encore claires. L’Algérie souhaite acheter le gaz Nigérian à l’entrée de sa frontière sud. En outre, Sonatrach veut produire une partie du gaz potentiel des gisements au Nigeria et cherche un partenaire pour l’aider à remporter un permis de recherche.

03/09/2008 Par Ihsane El Kadi, Alger
http://www.lesafriques.com

ArcelorMittal veut investir 2,5 mrd USD en Algérie


Alger (AWP/AFX) - Le numéro un mondial de l’acier ArcelorMittal veut renforcer sa présence en Algérie avec notamment un investissement de 2,5 milliards de dollars pour la construction d’une usine d’acier, a indiqué le PDG de sa filiale algérienne Bernard Bousquet.

Bernard Bousquet a précisé, dans des déclarations à l’agence APS, que ce projet prévoit la réalisation d’un complexe sidérurgique pour la production d’acier pur (préréduit) et d’une centrale électrique, dans la région de Jijel (360 km à l’est d’Alger).

Ce projet, dont le coût est estimé à 2,5 milliards de dollars, doit être lancé dès l’aboutissement des négociations entre les autorités algériennes et le Groupe ArcelorMittal, a-t-il précisé.

Selon M. Bousquet, ArcelorMittal a été également sollicité par les autorités pour réaliser une étude préliminaire de faisabilité pour l’exploitation du minerai de fer du gisement de Gara Djebilet (Tindouf, extrême sud-ouest algérien).

Les réserves globales de ce gisement sont estimées à plus de 3 milliards de tonnes de minerai de fer et ses réserves exploitables sont de l’ordre de 1,7 milliard de tonnes à 57 % de fer.

Le groupe compte également poursuivre ses investissements sur le site qu’il exploite à Annaba (600 km à l’Est d’Alger) et sur des gisements de minerai de fer de Ouenza et Boukhadra, près de Tebessa (extrême-est), pour porter sa production à deux millions de tonnes d’acier liquide par an, contre un million de tonnes actuellement.

Le complexe d’Al-Hadjar d’Annaba, qui était propriété de l’Etat algérien, avait été racheté à 70% en octobre 2001 par l’Indien Ispat, une entreprise du groupe Mittal, avant de prendre le nom de Mittal-Steel en 2005 et d’être intégré au sein du géant multinational de l’acier après la fusion entre Mittal et le luxembourgeois Arcelor.

En décembre 2006, le patron d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, avait rencontré à Alger le président Abdelaziz Bouteflika et lui avait exposé un nouveau programme d’investissements dans la sidérurgie en Algérie.

afx/jq

(AWP/04 septembre 2008 14h14)

http://www.romandie.com/infos/news2/200809041414030AWP.asp


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