COMMUNIQUE - Fin de grève de la Faim

25 août 2008

Apres 40 jour de la grève de la faim et vue le danger de mort qui guète à tout moment les enseignants grévistes de la faim ce qui a obligé le conseil nationale de la santé de SNAPAP à convaincre les enseignants contractuel à suspendre la grève de la faim pour sauver les vies humaine par conséquent le CNEC décider de se réunir le 23/08/2008 à 10h- 00 avec les membres ainsi que les grévistes. la réunion qui à durer plusieurs heure jusqu à heure tardive de la nuit est suites aux rapports médicaux fait au niveaux des hôpitaux le CNEC à décidé de :

- suspendre la grève jusqu à nouvel ordre (probablement après le Ramadhan) Quand aux déclaration du secrétaire générale du ministère de l’éducation national lors de sa conférence de presse nus tenir à exprimer notre profond regret et notre désarrois face a face a sa stratégie de fuite en Avant par conséquent le CNAC a décide :

1- Renforcer le mouvement de protestation aux niveaux des wilaya et ce à partir de
26/08/2008 devant la présidence.

2- travailler en collaboration avec le comité inter syndical des la rentrée social.

3- Possibilité de reprendre la grève de la faim au cas ou le ministère persiste à faire la sourde d’oreille.

Nous tenons à présenter au nom du conseil national des enseignants contractuels nos remerciements au comité intersyndical national et international, les partis politique, les organisation des droits de l’homme, l’union National pour les Association des parents d’élève, la société civile et surtout la position de solidarité encourageante des parent des grévistes. à la faim nous remercions infiniment la presse national, chaînes tv suivante :

aldjazira,tv5 ,AL HORRA , midi 1 sat et bien autres pour leurs position encourageante et pour la couverture de l’évènement avec toute objectivité. Nous invitons la chaîne National E N T V à se libérer à l’instant des autres chaînes qui ont été à la hauteur de l’évènement. et à son profit sans oublier la radio chaîne 3 et chaîne 2 qui ont fait preuve de courage .

P/Le Conseil national
M. Mériem

———————————————————-

attendre.
APRÈS 42 JOURS DE PROTESTATION DES
ENSEIGNANTS CONTRACTUELS
La grève de la faim est suspendue
25 Août 2008 - Page : 2
Lu 42 fois
La grève de la faim reprendra son cours juste
après le Ramadhan. En attendant, ils
comptent organiser un sit-in, demain, devant
le siège de la Présidence à El Mouradia.
Les enseignants contractuels en grève de la faim depuis 42
jours ne semblent pas baisser les bras. En réponse à l’appel
du Conseil national de santé publique qui leur a demandé
de mettre fin à leur grève vu leur état meurtri, les grévistes
ont décidé de suspendre la grève et la reprendre juste
après le mois du Ramadan.
Cette décision intervient suite à la réunion des grévistes,
qui a eu lieu hier, au siège du Syndicat national autonome
du personnel de l’administration publique (Snapap) à
Alger.
Au nombre de 55 grévistes, ces résistants de
l’enseignement contractuels sont déterminés à poursuivre
leur combat pour obtenir leurs droits. Il s’agit notamment
de leur permanisation dans leurs postes de travail ainsi
que du paiement de leurs mensualités.
Poursuivant leur mouvement de protestation, les
contractuels comptent organiser un sit-in demain, mardi,
devant la Présidence à El Mouradia (Alger). Leur état de
santé s’étant dégradé, ces infatigables ont perdu jusqu’à
présent 25 kg et 45 kg et 47 ont été évacués vers l’hôpital
pour des baisses de tension.
En somme, c’est ce qui ressort de la conférence de presse
animée, hier, à Alger, par les enseignants grévistes, à leurs
tête la porte-parole du Conseil national des enseignants
contractuels, Mme Meriem Maârouf.
«On demeure choqué par le mépris du ministère de
l’Education nationale qui n’a même pas envoyé une
L’Editorial
Insensé!
CONFIDENTIAL
Chronique judiciaire
Et si le défunt?
On remet ça
Lettres pers anes
équipe médicale pour s’enquérir de la santé de nos
grévistes», a déclaré Mme Maârouf.
«Le ministère de tutelle nous a promis de nous payer
avant le mois de Ramadhan. Nous sommes à la dernière
semaine du mois d’août et nous n’avons rien reçu», a
ajouté, de son côté, un enseignant gréviste. Interrogé par
L’Expression sur une éventuelle reprise de travail pour la
prochaine rentrée scolaire, un enseignant gréviste, sous
couvert de l’anonymat, a indiqué qu’un bon nombre
d’enseignants contractuels est soumis à des contraintes
financières.
Plus explicite, il dira que «si certains vont refuser d’aller
travailler, les autres vont profiter de ce refus et leur
contrat sera remis à de nouveaux contractuels.» Cela
n’empêche pas que «ceux qui ont fait la grève de la faim,
vont la poursuivre juste après le mois de Ramadhan si le
ministère de tutelle demeure indifférent à leurs
réclamations», a-t-il ajouté.
Et de conclure: «Le ministère de l’Education nationale
avait procédé à une opération d’intégration des
enseignants contractuels en 1993. La même procédure
s’est répétée en 2001, alors pourquoi ne pas la refaire en
2008.»
Pour rappel, le ministre de l’Education nationale,
M.Boubekeur Benbouzid, avait sommé cette frange
d’enseignants à participer à des concours pour être, en
fonction des résultats, intégrés en qualité de permanents.
Une condition inchangeable et inchangée, selon lui. Il a
indiqué, dans ce contexte, la création de 27.000 postes
budgétaires. Selon les dires de plusieurs syndicalistes, ces
concours de recrutement ne sont en aucun cas crédibles,
parce que souvent, les listes des lauréats comportent des
noms de candidats qui n’ont même pas passé les épreuves.
«Tant que les commissions sont composées uniquement de
représentants de l’administration, les concours ne seront
pas crédibles», déclarent, d’une seule voix, les
contractuels.

Lynda BEDAR
Actualité (Lundi 25 Août 2008)

Quarante jours après avoir entamé leur mouvement de protestation
Les enseignants contractuels gèlent leur grève de la faim
Par :Arab Chih

L’organisation des enseignants contractuels n’abandonne pas la lutte puisque, dans les jours à venir,
elle compte observer des sit-in cycliques à travers toutes les wilayas, mais aussi des journées
nationales de protestation à Alger.
aAprès 40 jours d’une épuisante grève de la faim, les 55 enseignants contractuels ont décidé hier de suspendre
leur mouvement qu’ils comptent reprendre après le Ramadhan, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
Dans un communiqué distribué à la presse, à l’issue d’une conférence de presse animée hier par des
représentants des enseignants grévistes au siège du Snapap à El-Harrach, il est souligné qu’“après 40 jours de
grève, les enseignants grévistes de la faim sont exposés à un danger de mort certaine. Sensible aux conseils des
membres du Conseil national de la santé attaché au Snapap, qui ont tout fait pour convaincre les enseignants
contractuels grévistes à suspendre leur action, le Conseil national des enseignants contractuels en concert avec
eux a décidé, à l’issue d’une réunion tenue samedi avec les enseignants grévistes, et qui a duré plusieurs heures,
de geler le mouvement de grève jusqu’à nouvel ordre”. Ceci dit, l’organisation des enseignants contractuels
n’abandonne pas la lutte puisque, dans les jours à venir, elle compte observer des sit-in cycliques à travers toutes
les wilayas, mais aussi des journées nationales de protestation à Alger. La première action de cette nouvelle
stratégie sera menée le 26 août devant le siège de la présidence de la République. Le syndicat des enseignants
grévistes compte aussi travailler de concert avec l’Intersyndicale lors de la prochaine rentrée sociale.
Un représentant des enseignants grévistes a regretté la position du ministère de l’éducation nationale concernant
leur problème en la qualifiant de “fuite en avant”. Tout comme il a déploré l’échec de la médiation de Boualem
Mebarki, président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves, avec le département de Benbouzid à
cause du refus de ce dernier d’affronter courageusement les problèmes.
Loin d’être démoralisé par l’issue de l’action de ses collègues, un représentant des enseignants a qualifié la grève
de “réussite”. “La grève n’a pas été arrêtée, mais gelée seulement”, affirme-t-il. Ce syndicaliste ne prête aucun
crédit aux promesses faites par le département de Benbouzid aux enseignants de percevoir leurs salaires avant
début septembre.
En outre, il estime que, au vu de listes des lauréats, le concours organisé par le ministère pour le recrutement des
enseignants a été fort préjudiciable aux enseignants contractuels. Ceci dit, il ne s’est pas privé de jeter la pierre
au ministère, l’accusant d’avoir appliqué de façon sélective l’article 80 de l’ordonnance no03/6 du 5 juillet 2006 en
ne retenant que le cas du recrutement par concours. Brandissant le texte de loi, le syndicaliste a soutenu :
“L’article 80 de cette ordonnance prévoit 4 cas d’enrôlement dans la Fonction publique: recrutement par concours,
recrutement sur titre, recrutement sur la base de diplômes et tests professionnels”. Et de s’interroger :
“Comment se fait-il qu’en 1993 et 2001, alors que les moyens financiers de l’état étaient limités, le ministère a
procédé à des titularisations et maintenant que le pays affiche une aisance financière sans précèdent, on refuse de
le faire ?” “Nous ne demandons que notre droit car la loi est de notre côté. Si nous avons décidé d’observer cette
grève, c’est pour des raisons socioéconomiques. Nous ne sommes manipulés par personne,” s’est-il encore élevé.
Le syndicat des enseignants a salué le soutien des syndicats nationaux et étrangers, les partis politiques et les
organisations des droits de l’Homme, etc. Pour rappel, le corps enseignant compte quelque 45 000 contractuels.
A. C.
————————————————————————–
الجزائر El Khabar العميقة
”معركة الاحتجاجات” متواصلة إلى غاية حصولهم على حق الإدماج
الأساتذة المتعاقدون يعلقون الإضراب عن الطعام
قرر الأساتذة المتعاقدون تعليق إضرام عن الطعام الذي دام 40 يوما، بطلب من
الس النقابي للأساتذة، الذي أعرب عن تمسكه بخيار الاعتصام أمام مقر رئاسة
الجمهورية بشكل دوري يتبعه تكثيف للحركات الاحتجاجية على مستوى
الولايات.
أكدت المكلفة بالإعلام في الس الوطني للأساتذة المتعاقدين، مريم معروف، في
لقاء صحفي، عقده أعضاء الس أمس، استحالة تنازل الأساتذة عن مطالبهم،
وأن احتمال استئناف الإضراب عن الطعام في وقت لاحق، سيظل قائما في حال عدم استجابة وزارة التربية لمطالب الأساتذة
”لكن الحالة الصحية الكارثية للمضربين عن الطعام في الوقت الراهن جعلتنا نتوسل إليهم بتعليق الإضراب عن الطعام”.
وأوضحت المتحدثة أنه على إثر تسجيل مضاعفات صحية خطيرة عند البعض من المضربين عن الطعام، والمقدر عددهم في
حدود 50 مضربا، حث الس المعنيين على توقيف الإضراب مؤقتا ”حفاظا على أرواحهم، على اعتبار أن معركة الأساتذة
للحصول على حقهم في الإدماج لن تتوقف رد تعليق الإضراب عن الطعام”.
كما اعترفت الأستاذة معروف ذا شأن بالصعوبات التي واجهت أعضاء الس في عملية إقناع هؤلاء بالعدول عن قرار
مواصلة الإضراب خلال شهر رمضان ”التفاوض معهم أخذ منا جهدا كبيرا” وهو ما يعكس، حسبها، درجة اليأس التي
وصلوا إليها نتيجة رفض وزارة التربية التحاور معهم رغم أم تحملوا الكثير أثناء سنوات الأزمة وقاموا بواجبهم التربوي
على أكمل وجه.
وذا الخصوص تأسف أعضاء مجلس الأساتذة المتعاقدين، لما أسموه بسياسة الهروب إلى الأمام التي تعتمدها السلطة الوصية في
تعاملها مع ملف الأساتذة المتعاقدين، في إشارة منهم إلى موقف وزارة التربية الأخير من الحركة الاحتجاجية، حيث تضمنت
تصريحات الأمين العام للوزارة تنصلا صريحا للقائمين على القطاع من مسؤوليتهم تجاه الأساتذة المتعاقدين، ”وكأن وزير
التربية غير معني بما يجري”، يضيف منشطو الندوة الصحفية، الذين أكدوا عزمهم على مواصلة ”المطالبة بحقوقهم
المشروعة” وفق الاستراتيجية المسطرة وبالتنسيق مع هيئة ما بين نقابات الوظيف العمومي التي ساندت الحركة الاحتجاجية
للأساتذة المتعاقدين منذ البداية.
الجزائر: آمال ياحي: المصدر
2008-08-25

41 jours de grève pour les enseignants contractuels

24 août 2008

A l’entame du 41e jour de la grève de la faim, les enseignants contractuels attendent toujours un geste du ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid. Une réunion extraordinaire du Cnec se tiendra aujourd’hui pour décider de la stratégie à suivre dans les prochains jours.

L’intersyndicale des fonctionnaires du secteur public a dénoncé, lors d’un point de presse organisé hier au siège du Snapap, le mépris dont sont victimes les enseignants contractuels de la part du ministre de l’Education nationale. Ses représentants se sont dit scandalisés par la dernière sortie médiatique du secrétaire général au département de Benbouzid, qualifiant ses déclarations d’«indignes».

L’intersyndicale a promis une rentrée sociale «chaude», si le conflit ne sera pas réglé d’ici septembre prochain. Le représentant du Snapap, Mechri Mohamed, a déclaré que «nous sommes étonnés du traitement réservé par le ministère de l’Education au problème des enseignants contractuels et qui a adopté la politique du mépris et de la fuite en avant». L’orateur accuse le secrétaire général du ministre de tutelle de tenir des propos qui ternissent l’image du Snapap et sa réputation.

Le secrétaire national, chargé à l’information et à la communication, du Cnapest, Boudiba Messaoud, a regretté aussi la réaction du représentant de Benbouzid, intervenue au 35e jour de la grève de la faim. «Nous dénonçons cette façon d’agir de la part du ministère de l’Education qui, au lieu de recevoir les enseignants contractuels, a préféré garder le silence. Nous regrettons également le refus de Benbouzid d’ouvrir un dialogue, proposé par le président d’honneur de l’Union nationale des associations des parents d’élèves, Mebarki Boualem», a-t-il indiqué.

Le représentant du Cnapest a estimé inadmissible et inhumain le refus du ministre de l’Education d’engager des discussions directes avec le Cnec afin de trouver un dénouement heureux à un conflit qui risque d’engendrer des morts au sein des 55 enseignants grévistes de la faim. «Faut-il qu’il y ait mort d’hommes pour intervenir ?» M. Boudiba a affirmé que son organisation a remis plusieurs propositions à Benbouzid, lui demandant l’organisation d’un concours pour les enseignants contractuels seulement. Mais toutes les démarches entamées par le Cnapest n’ont pas abouti, a ajouté Boudiba.

Mebarki a tenu à déclarer, quant à lui, que ses tentatives d’obtenir un rendez-vous avec le ministre de l’Education ou son SG ont été vaines.

Par ailleurs, le porte-parole du CLA, Boukhouta Mohamed, a violemment dénoncé la politique du pouvoir à répondre aux cris de détresse de ses gouvernés par la matraque. «Le pouvoir algérien n’a pas la culture du dialogue mais celle de la matraque. A chaque crise sociale, celui-ci n’essaye jamais de lui trouver une solution durable, mais préfère pousser la situation au pourrissement ». L’intervenant a saisi l’occasion pour rappeler que «le ministère de l’Education doit assumer ses responsabilités en cas d’aggravation de la situation et de mouvement de protestation à la rentrée prochaine».

La lutte des enseignants grévistes de la faim ne sera jamais vaine, a assuré le représentant du CLA encore. Il faut rappeler que les enseignants contractuels ont entamé une grève de la faim depuis le 14 juillet dernier, comme ultime recours, pour leur intégration sans passer par la voie de concours. Certains d’entre eux exigent aussi le paiement de leurs salaires, bloqués depuis trois ans. C’est le cas de 1400 enseignants de Béjaïa qui n’auraient pas perçu leur salaire depuis plus de trois ans, affirment les représentants du Conseil national des enseignants contractuels (Cnec). Cette organisation syndicale affirme qu’elle envisage de tenir aujourd’hui une session extraordinaire pour décider la stratégie à suivre pour les prochains jours. Le Cnec pourrait en fait demander aux grévistes de la faim de suspendre leur grève en raison de leur état de santé qui se dégrade de jour en jour. L’Intersyndicale a dénoncé, à ce propos, l’absence d’assistance médicale et le refus du ministre de tutelle de recevoir la délégation des enseignants contractuels dont le nombre est estimé à 45 000 au niveau du territoire national.

L. M.
Source : Le soir d’Algérie

Les grévistes de la faim dans un état critique

23 août 2008

Le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) a indiqué, dans un communiqué rendu public, que l’état de santé des enseignants en grève de la faim depuis 39 jours a enregistré une grave détérioration et informé qu’ils ont été évacués vers l’hôpital par la Protection civile dans un état comateux.

« En ce qui concerne le 39e jour de la grève de la faim, nous tenons à signaler une grave détérioration de l’état de santé physique et moral des grévistes de la faim. » Cela contredit les propos avancés par le secrétaire général du ministère de l’Education qui a minimisé les faits et accusé la commission de suivi de la santé des grévistes de dramatiser la situation (…) », a souligné le CNEC dans son communiqué. Malgré cela, les enseignants avertissent qu’ils continueront leur grève de la faim « jusqu’à la satisfaction de leurs revendications ». Des revendications parmi lesquelles la réintégration dans leur poste, quels que soient leurs diplômes, et la régularisation de leur situation financière, ainsi que la réintégration des enseignants licenciés abusivement. Les animateurs du CNEC exigent, en outre, l’octroi de primes et la titularisation des enseignants après une année d’exercice. Les enseignants contractuels ont également tenu à dénoncer le refus du ministère de l’Education nationale d’accepter comme médiateur l’Union des associations des parents d’élèves et la « répression » mise en œuvre durant leur sit-in. A signaler que le comité intersyndical de la fonction publique accorde son soutien inconditionnel aux enseignants grévistes.

Il y a lieu de rappeler que lors d’une conférence de presse animée au début de la semaine dernière, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale a exclu l’idée de les recruter sans concours. « Ce n’est pas parce qu’une poignée d’enseignants fait une grève de la faim qu’on doit fouler aux pieds les lois de la République », avait-il dit. Le recrutement à un poste d’emploi à la Fonction publique s’effectue, d’après ce haut responsable, par voie de concours, sur épreuves, sur titres ou après un test professionnel. Le secteur de l’éducation nationale, précise-t-il, ne recrute que par voie de concours. « Et c’est seulement à titre exceptionnel que nous sommes autorisés à recruter des contractuels et des suppléants », a ajouté M. Khaldi.

Par R. N.
http://www.elwatan.com/Enseignants-contractuels-Les

La permanisation ou le cercueil !

22 août 2008

GRÈVE DE LA FAIM DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS. 23 Août 2008

Le Snapap va tenir une réunion extraordinaire au courant de cette semaine, pour répondre aux déclarations du secrétaire général du ministère de l’Education nationale.

Le bras de fer entre le ministère de l’Education nationale et les enseignants contractuels persiste toujours. En réponse à la conférence de presse animée mardi dernier, par le secrétaire général du ministère de l’Education, Aboubaker Khaldi, au sujet des enseignants contractuels grévistes, l’Intersyndicale de la Fonction publique a organisé une rencontre avec la presse, hier, à Alger.

L’objectif de cette rencontre est d’exprimer la détermination des enseignants contractuels en grève de la faim, à aller jusqu’au bout pour obtenir leurs droits. «Le ministère de l’Education a choisi de suivre la politique de la fuite en avant!», lance, d’emblée le chargé de la formation syndicale, au niveau du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) Salim Mecheri. Et d’ajouter sur un ton ferme: «Le Snapap va tenir une réunion extraordinaire au courant de cette semaine pour répondre aux déclarations du secrétaire général du ministère de l’Education nationale.» Les enseignants contractuels, faut-il le souligner, avaient désigné le représentant de l’Union nationale des associations des parents d’élèves, Boualem Mébarki, retraité de son état, en qualité de médiateur pour s’entretenir avec le représentant du ministère de l’Education nationale et mettre fin à ce problème qui dure et perdure. Hélas! le ministère de l’Education nationale refuse de recevoir le médiateur.

Ce dernier a exprimé, hier, sa volonté d’aller jusqu’au bout pour défendre les droits des enseignants contractuels. «A partir d’aujourd’hui samedi, nous allons poursuivre notre démarche en s’armant de sagesse pourvu que les autorités compétentes nous prêtent attention», a-t-il déclaré. De son côté, le secrétaire national du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) Messaoud Boudina, a exprimé son indignation quant à la dernière sortie médiatique du secrétaire général du ministère de l’Education nationale. «Nous sommes choqués par le mépris du ministère de tutelle!», a-t-il martelé. Et de poursuivre: «Le représentant du ministère de l’Education nationale a préféré répondre à nos enseignants grévistes qui sont en train de mourir à petit feu, par une conférence de presse de 45 minutes au lieu de se déplacer et les rencontrer sur leur lieu de grève!», s’exclame-t-il. Pis encore, «le SG du ministère de tutelle a refusé à plusieurs reprises de recevoir notre médiateur. En conclusion: le département de l’éducation est dénué d’humanisme, il nous méprise». Et d’enchaîner: «Nous maintenons toujours nos propositions. Lesquelles propositions concernent les contractuels ainsi que la contractualisation elle-même. Nous allons, dans les jours à venir, proposer ces suggestions au ministère de tutelle.»

Pour sa part, le porte-parole du Conseil des lycées algériens (CLA) Mohamed Boukhata, a indiqué que «le combat des grévistes ne sera pas vain». A ses yeux, «le régime algérien manque de dialogue. De ce fait, c’est par la force qu’il faut obtenir ses droits». Et d’avertir: «Si la situation précaire des enseignants grévistes de la faim persiste, nous allons provoquer une rentrée d’enfer!» Au chapitre du concours de recrutement des enseignants qui aura lieu en septembre prochain, la porte-parole de la Coordination nationale des enseignants contractuels, Mme Maârouf Meriem, a indiqué que «les enseignants contractuels qui se sont inscrits pour passer ce concours, ont été dépourvus de leur certificat de travail». «C’est un séquestre!», s’écrie-t-elle.

Et de conclure: «Nos collègues en grève de la faim, sont déterminés à rentrer chez eux, soit avec la permanence dans leur poste de travail, soit dans un cercueil.»

Lynda BEDAR

Les enseignants répondent au SG du Ministère de l’Education

21 août 2008

«Il n’y a ni ingérence ni manipulation»

Les dernières déclarations, faites avant-hier à la presse, par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Abdelkader Khaldi au sujet des grévistes de la faim, ne sont pas sans susciter les réactions du Conseil national des enseignants contractuels (Cne). Ce dernier a d’emblée qualifié cette sortie médiatique du responsable du ministère « d’ironie et d’irresponsable ». « C’est une déclaration mensongère », soutient-il.

Pour le Cnec, l’argument avancé par la tutelle qui croit que les grévistes sont manipulés, ne tient point la route. « Il n’y a ni manipulation ni ingérence dans la gestion du conflit opposant les enseignants contractuels au ministère de l’Education nationale », a révélé, hier Mourad Tchiko, représentant du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap).

Pour étayer ses dires, notre interlocuteur jure par tous les saints que personne n’est derrière l’action de protestation de ces enseignants. « Au lieu que le ministère mette en place de véritables mesures censées mettre fin à ce bras de fer qui n’a que trop duré, voilà qu’il avance des propos on ne peut plus regrettables, dont les visées sont claires : «encourager le pourrissement ». Selon lui, il est temps que les pouvoirs publics ouvrent le dialogue avec les grévistes. L’établissement du concours comme seule et unique condition de recrutement des enseignants est pour l’orateur une erreur majeure. « Le ministère n’aurait jamais procédé par ce cheminement non sans porter atteinte aux enseignants.

Ces derniers, de par leurs expériences dans l’enseignement méritent plus de considération de la part de la tutelle », dira-t-il. Mieux encore, le même responsable a révélé que ledit concours est une insulte pour toute la famille éducative. Comment ? « Les questions ont été nulles. Elles ne répondent pas aux capacités des enseignants. Le concours était une véritable mascarade », a-t- dit.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, les grévistes sont unanimes à dénoncer l’attitude du ministère qui fait de ce concours son cheval de bataille pour régler la situation des enseignants vacataires. Le Conseil national des enseignants contractuels s’est montré « navré » quant aux fausses révélations du SG du secteur de l’Education qui déclare l’ingérence des syndicats aussi bien nationaux qu’internationaux dans la gestion de ce litige. Le jugement est loin d’être partagé par le représentant du Snapap qui soutient, mordicus, que les syndicats autonomes n’ont fait que leur travail de soutien aux enseignants. « Il n’y a qu’un seul coupable dans cette affaire : le département de Benbouzid. Ce dernier, au lieu de trouver les solutions, s’est confiné dans un silence radio, laissant les choses traîner », Or « Nous, par devoir syndical, nous ne pouvons pas rester indifférent face à cette tragédie qui menace les enseignants dans leur vie», a-t-il rétorqué.

Pour les actions à venir, notre interlocuteur annonce, entre autres l’organisation des sit-in chaque mardi devant la présidence. Une conférence de presse de l’intersyndicale sera tenue demain et tout porte à croire qu’une action d’envergure sera décidée dans les tout prochains jours. Selon, Mourad Tchiko deux choix et pas des moindres s’imposent : soit l’organisation d’un sit-in ou bien le boycott de la rentrée scolaire. La deuxième alternative est plus envisageable.

Amokrane Hamiche

55 personnes en très grave danger après 36 jours de grève de la faim

21 août 2008

Rapport médicale sur les 55 grévistes de la faim du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP 36 jours de grève de la faim

Le membres du conseil national de santé publique sous la présidence du Mr HOUARI Kaddour suivons régulièrement sur le plan médical 55 enseignants contractuel du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP qui ont entamé une grève de la faim dans un local du SNAPAP situé 23 rue Boualem ZERIAT Belfort el harach Alger . Ils en sont aujourd’hui au 36e jour de grève de la faim (jeûne).

En dehors de cas particuliers liés à des caractéristiques de santé personnelles (notamment certains facteurs de risques préalables à la grève de la faim, ce qui était le cas pour plusieurs des grévistes), l’évolution médicale, en cas de jeûne complet, présente une série d’étapes chronologiques qui se succèdent systématiquement. Il est à noter que, globalement, la majorité des grévistes présentaient d’emblée un mauvais état général rendant ces différentes étapes plus rapides et plus sévères.
Voici les étapes de l’évolution médicale :

Sur le plan métabolique, pour assurer l’apport énergétique minimal, de 1200 à 1800 kcal/jour, essentiellement sous forme de glucose :

• La première phase, d’habitude assez courte, se caractérise par la consommation des réserves en sucre (glycogène), réserves peu importantes et destinées à faire face à des besoins énergétiques ponctuels.

• La deuxième phase correspond à la consommation des graisses (lipides) ; sa durée est très variable et dépend de la masse grasse totale : elle sera donc potentiellement longue chez les obèses, beaucoup plus courte chez les grévistes maigres au départ (ce qui est la situation générale actuelle au niveau du enseignants contractuel du C.N.E.C).

• La troisième correspond, elle, à la consommation des protéines, et touche donc les tissus « nobles » de l’organisme, et de manière progressivement irréversible.
Sur le plan clinique :

• Les premiers jours sont d’habitude assez bien supportés, malgré la sensation de faim et des spasmes gastriques importants, symptômes qui disparaissent d’habitude après une dizaine de jours.
• Ensuite et jusqu’à 3 semaines de jeûne, le poids diminue de manière régulière (10-20 kgs en un mois),et plusieurs symptômes pénibles se développent : hypotension avec vertiges surtout en position debout (forçant à la position couchée), bradycardie (Pouls lent), diminution de l’activité, des capacités de concentration et de réflexion, fatigue extrême, douleurs musculaires, diminution de la température corporelle, hoquet, crampes abdominales, insomnies, maux de tête.

• La phase de maladie apparaît ensuite, avec des dégâts parfois irréversibles : vomissements, ictère (jaunisse), problèmes d’audition et de vision (vue double ou diplopie, hémorragies rétiniennes conduisant à la cécité, mouvements oculaires anormaux puis paralysie), hémorragies des gencives et de tout le tube digestif, lésions cutanées, troubles du comportement et lésions cérébrales.
• La dernière phase (terminale), pouvant commencer dès le 40e jour : euphorie, confusion, somnolence, troubles respiratoires et coma, le tout pouvant entraîner la mort en quelques heures.Il faut noter que d’autres complications peuvent apparaître, de manière non systématique mais parfois très précoce : altération de la fonction rénale, hypertension artérielle, troubles métaboliques (ioniques), convulsions, délire, lésions cérébrales (encéphalopathie de Wernicke), oedèmes de carence, etc.

Actuellement, les grévistes de la faim du CNEC /SNAPAP ont dépassé leur 5e semaine de jeûne total, et leur état de santé en témoigne, que ce soit au niveau des symptômes qu’ils présentent, au travers des examens cliniques pratiqués quotidiennement (montrant notamment la perte de poids régulière) ou des dosages sanguins réalisés. Leur évolution est strictement superposable à celle décrite ci-dessus.
De plus, apparaissent depuis quelques jours, de manière progressive, un début d’altération des fonctions cognitives, des manifestations dépressives menant à des positions politiques extrêmes de plus en plus fermes quant à la poursuite du jeûne. Tout ceci est très probablement renforcé par un effet de groupe, et le peu d’espoir (ou même l’absence d’espoir) de solutions dignes pour eux-mêmes qu’ils entrevoient. Mis au courant hier soir des conséquences de la privation calorique totale et prolongée sur le plan de la santé, ils m’ont exprimé leur détermination collective à continuer « jusqu’au bout »

Survenant après 5 semaines de grève de la faim, cette volonté ne peut qu’entraîner des conséquences critiques, irréversibles et potentiellement mortelles à court ou moyen terme, aucun gréviste de la faim n’ayant jamais survécu plus de 65 jours, la majorité pas plus de 50-60 jours, en fonction de l’état physique de départ.

Tableau 1 : Fréquence des symptômes observés chez les 51 grévistes de la faim
Nature du symptôme Fréquence

Dépression 67%
Céphalées 74%
douleurs abdominales 71%
vertiges ou évanouissement 69%
Asthénie 61%
Insomnie 42%
Anxiété 35%
Vomissements 16%
Constipation 26%
Dysurie 19%
Diarrhée 13%
Cauchemars 10%
Hypotension artérielle 89%
Hypoglycémie 90 %
Hyperglycémie 09 %
Dépression 57%
Chute de poids plus 20kg 100%
Douleur musculaire et crampe 59 %

Cet examen a permis d’observer une diminution des sensations de faim et de soif au cours de la grève, sans que le moment ne soit précisé. Les pertes quotidiennes de poids s’élevaient en moyenne à 420 ± 150 g/jour. Les mesures physiques montraient une température orale à 36,3°C en moyenne (entre 35°C et 37°C), un pouls moyen de 61 pulsations par minute (entre 44 et 76) et une hypotension orthostatique (tension artérielle couchée à 94 ± 4,6 / 58 ± 11 et debout à 71 ± 7,2 / 49 ± 4,2 mmHg).
La kaliémie est légèrement diminuée à 2,8 mmol/l. et Le nombre de globules blancs diminue : après 30 jours de grève de faim il est de 2,5 x 109/l Bien que tous les symptômes décrits plus haut soient des complications de la grève de la faim, certains symptômes présentent des risques plus importants et apparaître après 27 jrs dans le greve de faim .

Il s’agit de la diminution de la fonction rénale avec oligurie, des hémorragies gastriques, des troubles électrolytiques comme l’hypokaliémie, des convulsions et délires d’un ictère ou sub-ictère, éventuellement des oedèmes de carence bilatéraux, dépressives, isolés,

De leur côté les autorités Algérien en particulier ministère de l’éducation national persistent dans leur politique de la sourde oreille face aux revendications de ces grévistes. Il faut rappeler que la politique d’éradication de l’action syndicale menée par le pouvoir ne cesse de faire face à une résistance des fonctionnaires croissante ces dernières années ; une résistance à laquelle les autorités ont opposé une répression policière accrue accompagnée d’une multiplication des mutations abusif et des radiations du syndicalistes.

Le conseil national de santé publique, tient à rappeler
- son soutien indéfectible aux en grève de la faim pour leur droit à 55 enseignants contractuel du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP.
- son soutien aux luttes syndicalistes contre la politique répressive du pouvoir algérien et pour le droit à la libre action syndicale.
- qu’elle tient les autorités algériennes pour responsables de la dégradation et de toute complication de l’état de santé des grévistes.

Tout en respectant la volonté des grévistes et ces revendications, et indépendamment de toute position politique, religieuse ou philosophique, nous tenons, d’un point de vue strictement humanitaire et déontologique, à faire savoir cette situation et à en informer le monde politique (le pouvoir, les partis, les medias et la société civile. Que leur états de sante est très grave pour ne pas dire la (m…o…r…t.) certain .

Réponse à quelques personnes de Facebook

21 août 2008

Reponse à quelques personnes de facebook

Le motif de la grève est simple: au nom des 40.000 enseignants, les grévistes réclament leur titularisation. Alors que certains enseignaient depuis 14 ans, le ministère de l’éducation s’est mis en tête de les suspendre, pour leur faire passer un concours dit de «confirmation», dont l’issue demeure aléatoire et soumis au nombre de postes déclarés vacants par le ministère.

De plus, plusieurs catégories d’enseignants, comme les licenciés en sociologie, en psychologie, ne sont pas admis au concours alors qu’ils enseignent depuis plusieurs années. Refusant de passer ce concours, qui ne devrait être organisé que tous les cinq ans, les grévistes réclament la réintégration des enseignants exclus, leur titularisation et le paiement des arriérés de salaires.

54 signatures depuit hier ; ils attendent votre signature !!!

SIGNEZ LA PETITION: http://jesigne.fr/sos-enseignants-algeriens

Les grévistes de la faim sont à leur 38e jour

20 août 2008

Le sit-in des enseignants contractuels empêché

La situation des enseignants contractuels grévistes de la faim, depuis maintenant 38 jours, ne semble pas connaître d’épilogue. Ces derniers, qui ne cessent de tenir des rassemblements dans le but de faire valoir leurs revendications, ne comptent pas baisser les bras.

En effet, encore une fois, le rassemblement auquel a appelé le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) a été réprimé par les éléments des anti-émeutes. Les éléments des brigades anti-émeutes, les policiers en tenue et en civil, ainsi que les éléments de la gendarmerie étaient en force pour éparpiller la foule et barricadaient tous les chemins mènant vers la présidence de la République. Tout a commencer vers 9h 30 au moment où les protestataires ont commencé a scandé “On demande le départ de Benbouzid.” Ces derniers ont été bousculés, insultés et malmenés, par les services de l’ordre sous prétexte que les rassemblements seraient strictement interdits. Ils ont traîné sur plusieurs mètres vers la rue Mohamed Kassem d’El Mouradia et loin de la présidence de la république, les protestataires qui étaient une quarantaine. Les forces de l’ordre qui maîtrisent mieux l’art de manier la matraque que celui des négociations, ont embarqué de forces 11 manifestants et un photographe afin de réquisitionner son matériel. Une manifestante de Bejaia a été évacuée en urgence vers l’hôpital par les services de la Protection civile. “Cette dernière qui s’est évanouie sur les lieux, a attendu une heure avant d’être évacuée”, dira le président du Conseil national de la santé publique, Houari Kaddour, tout en déplorant l’état de santé des 46 grévistes de la faim qui est de plus en plus dégradé. ” Aucun gréviste de la faim n’a survécu plus de 65 jours “, a-t-il affirmé. Des représentants de l’Union des associations de parents d’élèves, les syndicats autonomes (Cla, Cnapest, Snapap) ont rejoint le rassemblement afin de réaffirmer leur soutien aux grévistes.

L. O.
http://www.depechedekabylie.com/
20 08 2008

CNEC Communiqué n° 36

19 août 2008

COMMUNIQUE N° 36
LE 36ièmes JOUR DE LA GREVE DE LA FAIM
La grève de la faim commence à avoir une grave tournure vue la détérioration totale
de l’état de santé des grévistes de la faim qui est caractérisé par :
-Troubles dans l’appareil urinaire.
-Douleur et crampes musculaires.
-Une fatigue générale et non capacité d’activité physique.
-Amaigrissement avec chute du poids très marqué de l’ordre de 66%.
-Difficultés respiratoires aigues.
-Hypoglycémie.
-Non capacité de communication entres eux, ce qui les a obligés à s’isoler.
La gravité de la situation a pousse un groupe de femmes à rendre visite aux grévistes
pour se sympathiser, soutenir et les encourager.
Comme une réunion des présidents de bureau de l’inter syndicals et les
organisations ainsi que société civile qui soutiennent les grévistes de la faim aura lieu
aujourd’hui 18/08/2008 à 15h dans le butte de l’organisation du sit in de demain
19/08/2008 devant la présidence.
- De jour en jour la légitimité de notre cause et notre foie de poursuivre le combat se
renforce, jusqu’à la satisfaction de nos revendications qui sont :
-L’intégration des enseignants contractuels dans leurs postes.
-La régularisation de la situation financière des enseignants contractuels .
-La réintégration des enseignants exclus abusivement.
-L’octroi des primes (documentation, qualification, congé annuel, congé maladie et
maternité).
P/Le Conseil national
M. Mériem
Syndicat National Autonome des Personnels
de l’Administration Publique
Conseil National des Enseigants
Contractuels
Bureau National
23rueBoualem Zeriat Belfort, Harrache
ALGER
Tel/Fax : 021.52.03.72
Email: snapap-cnec@yahoo.com
www.maisondessyndicats-dz.com
الوطنية المستقلة لمستخدمي الإدارة العمومية
المجلس الوطني للأساتذة المتعاقدين
CNEC
23 شارع بوعلام زرياط

19 Aout: au 36e jour de la grève de la faim

19 août 2008

Au 36e jour de la grève de la faim

«Quelles sont les raisons réelles qui ont poussé le département de Benbouzid à rester «muet devant une situation qui ne cesse de s’aggraver», s’interroge un député du RCD.

Sommer quelqu’un de mourir de la faim, à se consumer comme une bougie pour avoir revendiqué ses droits. Inconcevable, inhumain, impitoyable mais aussi et surtout anticonstitutionnel, s’accordent à dire l’ensemble des magistrats, syndicalistes, députés représentant des partis politiques qu’on a pu contacter hier par téléphone. Chacun use de son propre langage, mais tous arrivent à la même conclusion qu’ils formulent sous forme d’une interrogation lourde de sens. Pourquoi le département de l’éducation n’a pas osé bouger le petit doigt en dépit de la complication de l’état de santé de certains enseignants contractuels au moment où des représentants des organisations internationales ont répondu favorablement à l’appel en écourtant leur période de vacances? Pour le représentant du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), M.Khendek, le plus grave dans cette histoire des enseignants est «l’aveuglement des pouvoirs publics à chaque fois que la question a trait à des problèmes sociaux.» Et de s’interroger sur les raisons réelles qui ont poussé le département de Benbouzid à rester «muet devant une situation qui ne cesse de s’aggraver».

Tout en saluant le courage dont a fait preuve cette élite formatrice, le représentant du parti de l’opposition lance un appel solennel à l’ensemble des patriotes pour sauver l’Algérie «de ce genre de manoeuvres inhumaines». Le constat est plus qu’alarmant. Rien ne joue en faveur des enseignants contractuels, si ce n’est ce courage qui leur a permis de braver tous les dangers et de se dire prêts à mourir «pour que vive la liberté syndicale».

Eux, qui sont à leur 36e jour de la grève de la faim, entamée le 14 juillet dernier, ont vu leur santé se dégrader au fil des jours. D’ailleurs, une enseignante «a failli mettre fin à ses jours en tentant de boire de l’eau de javel». La scène a eu lieu samedi dernier. Cette précision a été apportée par Maârouf Mériem, chargée de l’information et porte-parole du Conseil national des grévistes. Les mots échappent à notre interlocutrice.

Elle veut tout dire sur la situation dégradante de ses collègues mais elle a la gorge nouée. Ainsi, Mme Maârouf se contente de dire que «les portes du dialogue sont toujours fermées. Pourtant, on n’a demandé au ministre que nos droits les plus élémentaires». Ces mots, notre correspondante trouve de la peine à les prononcer, tant la pression qui pèse sur ses collègues obscurcit les choses.

Mme Maârouf entend parler de l’intégration des enseignants contractuels. Cette intégration, faut-il le préciser, est très hypothéquée à l’heure actuelle.

Ayant une dizaine d’années, voire une vingtaine d’années, pour certains, à leur actif, ces enseignants ont été obligés de passer le concours de recrutement lancé par le département de Benbouzid, au même titre que les nouveaux qui n’ont pas encore touché à la craie.

«Ces enseignants doivent être bonifiés à cet examen et que ces années d’expérience soient comptabilisées dans la Fonction publique», explique M.Meriane du Snapest. Pis encore, les forces de l’ordre n’ont pas trouvé d’autre alternative que de tabasser ces enseignants venant faire des sit-in pacifiques devant le Palais d’El Mouradia et le ministère de l’Education. Ces enseignants ont le sentiment qu’on les bride plus que de raison. Que l’épée de Damoclès est suspendue au-dessus de leur tête.

Fouad IRNATENE
19 Août 2008
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-08-19/55464.html